‹ Le devin du village [microforme]Chapitre 1 sur 13 · QUEBEC · texte numérisé non relu

QUEBEC

MPRIMBRIS DE CHRISTOPHER FLANAGAN; xo. 22, RUE LAMONTAGNE-

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Le Devis pu Viccacr, petit opéra dont‘les des ‘et la musique furent composées par un weul'et même auteur, J. J. Rovusssau, dans ün tems où la musique française ne faisait que de maître, obtint dès sa première représentation un succès extraordinaire et fut joué tous les soirs ‘pendant plus de trois mois ; Laharpe dans son cours de littérature cite encore cet Ouvrage de Rousseau comme un chef-d'œuvre d'accord entre les paroles et la musique.

Aujourd’hui que les grands maîtrés ont donné à L'art musical tout le brillant qui le distingue de l’acienne école, que les moyens harmoniques ont été poussés, on peut presque le dire, à leurs dernières limites, la fraîcheur, la naïveté, le naturel de la musfque de Rousseau charment encore agéablement l'oreille et le cœur; même après les immortelles productions des Rossini, des Boieldieu, des Berton, des Auber, des Meyerbeer et des Herold.

Ce n’est pas sans une grande hésitation que.

des-Awateurs Canadiens ont osé cfisquer!dayant leursamis-une étude aussi difficile que éélled'an opéra, néanmoins ils se sont enkardis à l’idée que la nouveauté de-ee spestacle leur donsesit droit à cette indulgence avec laquelle on a bien voulu accueillir déjà leurs essais dans un autre genre. Ils ont fait choix d’une ancienne pièce afin de fournir ainsi, aux nombreux admirateurs de l’art, que l’on compte parmi nous, un terme de comparaison avec la nouvelle musique dont ils espèrent que quelque jourleurs successeurs €8-

saieront de reproduire un des chefs-d’œuvre.

Las amateurs ont dû surmonter bien des obstacles pour compléterune pièce comme celle

qu'ils offrent aujourd’hui, mais si leurs amis

veulent. bien voir et applaudir uniquement dans leurs efforts le désir de procurer à la bonne s0ciété une agréable et nouvelle récréation plutôt que la prétention d’arrivér au degré de perfection qu’on n’attend que des artistes même, ils au ront atteint leur but et croiront avoir fait éseez.

Le seul droit qu’auront les critiques à leur égard, sera de faire mieux:

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