‹ Le Diabète et son traitementChapitre 13 sur 34 · DIABÉTIQUES NERVEUX · texte numérisé non relu

DIABÉTIQUES NERVEUX

J'arrive au groupe des diabètes qu'on range en clinique sous la rubrique des diabètes nerveux.

11 n'est pas rare de rencontrer à l'autopsie des malades de colle catégorie des foyers de ramollissement. Mais, avant de considérer ces lésions comme ayant produit le diabète, il faut se renseigner sur l'évolulion de la maladie. Tout d'abord il faut pouvoir établir que la lésion nerveuse a précédé le début du diabète ; il y a en

rvlllil.- |i:illi.T<:-ilLii|lll'>. ilUeilltll IJ1HJ

T>bj U fonctiuu spécifique des cclh

"M'ni '1 ■ '■■■li-i , ..-v -■■■■"mlaire 'lu ,

1 \ ..ii Iii.i-h.ï. lit, Min nifil /•im-itiit, 1KK3, mny.

î Voir Moli Mm (cas de i i serrice) luan médical, iSfil,

■.me 68. p. 899. - Léi-ike, ici , 1892, tome 71, p. 591.

tE DIABÈTE 2

effet des ramollissements consécutifs à la dyscrasie acétonémique. L'hémorragie cérébrale peut être aussi causée par des lésions secondaires à la dyscrasie, mais cette lésion est plus rare que le ramollissement.

Lorsque l'antériorité de la lésion nerveuse sera fixée, on aura une présomption, mais non une certitude, que cette lésion aétédiabétogène; car on peut être enfaced'unesimplecoïncidence. La présomption sera très forte si Ton est certain que le diabète a débuté peu après la lésion, et si celle-ci siège en certaines régions de l'encéphale : par exemple, au voisinage du plancher du quatrième ventricule; mais il faut se garder d'imiter certains médecins qui, fascinés en quelque sorte par la brillante découverte de notre grand physiologiste, ont accordé une valeur exagérée à des lésions quasi insignifiantes du plancher: congestion des vaisseaux, aspect granuleux de l'épendyme, etc. Des altérations beaucoup plus considérables de la région, des tumeurs du bulbe, etc., ont souvent évolué sans produire de diabète. En somme, les cas indiscutables de lésions bulbaires diabétogènes ne sont rien moins que nombreux (1).

En tous cas les lésions du bulbe et du mésocéphale n'ont pas le privilège de provoquer le diabète : j'ai publié l'an dernier un cas de diabète consécutif à un ramollissement de la tôle du corps strié. Parmi les lésions diabétogènes, il faut citer les lésions de la base de l'encéphale, les tumeurs, en particulier. Les gommes de la base,

(1) Williamson (Diabètes, p. 127) en cite une vingtaine; mais quelques-uns sont à rayer, car ce sont des cas de simple glycosurie plus ou moins transitoire.

Page 1