XX EXTRAIT DU RAPPORT
Certes, il parait utiliser moins que ne l'ont fait les auteurs des deux mémoires précédents, les données qui résultent des variations nutritives chez le diabétique, et la partie bibliographique et de pure érudition tient peut-être une place un peu trop grande dans cette étude excellente d'ailleurs à tant d'autres points de vue. Aussi les médecins qui consulteront ce mémoire serontils parfois embarrassés pour saisir l'opinion personnelle de l'auteur. Néanmoins cet excès même de citations procure un ensemble de pièces qui n'avaient point été réunies jusqu'ici, et si l'exposition en est parfois allongée, on ne peut s'empêcher de considérer la grande somme de travail fournie par l'auteur et l'habileté avec laquelle il a su tirer parti des documents accumulés.
A propos des indications de la cure, l'auteur suit la même méthode. Il donne l'opinion d'un certain nombre de savants compétents sans y mêler peut-être assez de discussion ; mais les conclusions par lesquelles il résume son long travail présentent un caractère de précision qui a vivement frappé les membres de la Commission, et constituent une sorte de vade-mecwn très clinique qui sera vivement apprécié.
Il conseille Vichy, Vais, Le Boulon, aux diabétiques azoturiques à oxydations exagérées.
Carlsbad et ses congénères sont applicables aux obèses, aux azoturiques, aux pléthoriques.
Les goutteux dyspeptiques iront à Fougues.
Sail et le Mauhourat semblent avoir une action sur quelques diabétiques maigres à tempérament herpétique.
Aux arthritiques goutteux, uricémiques et graveleux, on prescrira Contrexéville, Vittel, Capvern,