Richter. (Fortschritte der Med
6. Morat et Dufourt. Les nerfs glyco-sécréteurs. (Archives de physio-
logie, 1894, p. 379).
AZOAMYLIE
Chez un animal (chien ou lapin) curarisé, on fait la respiration artificielle. Par une ouverture au thorax et une autre à l'abdomen, on lie l’aorte au-dessous du diaphragme et la veine porte. On étreint le pédicule d’un des lobes du foie avec une forte ligature; puis, on suspend de temps en temps la respiration artificielle, afin d’exciter les centres nerveux par l’asphyxie. Naturellement, cette excitation ne peut se transmettre au lobe lié. On dose ensuite le glycogène comparativement dans ce lobe et dans le reste du foie. Voici les résultats de Morat et Dufourt :
GLYCOGÈNE p. 100
Dans les lobes Dans les lobes
non excités. excités.
Lapin 1,26 0.91
Chien 2,89 2,21
Afin d’éliminer l'influence de la stase dans le lobe lié j’ai varié l'expérience précédente en coupant les nerfs d’un lobe, au lieu de le lier, et en sectionnant la veine cave inférieure entre le foie et le comr. L’ouverture de la poitrine a pour résultat d’amener l’ asphyxie de l'animal (non préalablement curarisé), et, en conséquence, d’exciter les centres nerveux. On enlève le foie cinq minutes après et on dose comparativement le glycogène dans un des lobes sains, et dans le lobe dont les nerfs ont été préalablement coupés.
GLYCOGÈNE P. <00
Dans un lobe Dans un lobe
sain. énervé.
Chien 2103» 0,25 0.26
Chez le premier chien, la perte de glycogène, du côté sain, est de 5,6 p. 100 de la quantité totale; chez le second, elle est de 4,6 p. 1001 2 3.
1. l.a faillie proportion de glycogène dans le foie de ce chien tient à ce que, chez cet animal, les nerfs du pancréas avaient été préalablement faradisés.