‹ Le diabète sucréChapitre 117 sur 654 · EN OXYGÈNE · texte numérisé non relu

EN OXYGÈNE

Le travail musculaire est un des moyens les plus efficaces de faire tomber au minimum le glycogène du foie. Un brusque refroidissement, par exemple l’immersion dans l’eau glacée, ou

1. E. Cavazzani. Ueber die Veranderungen der Leberzellen wührcnd der Reizung des Plexus cœliacus. (P/lueger’s Archiv, 1 894-, LYII, 81.)

2. A. et E. Cavazzani. Su lia funzione glicogenica del fegato. ( Annali di chimica c farmacolog., mars 1894.)

3. On sait depuis Cl. Bernard que la faradisation du bout central du vague détermine, par action réflexe, de l’hyperglycémie et de la glycosurie. Cl. Bernard a vu 'également que la section des deux vagues au cou est suivie de la disparition du glycogène hépatique, tandis qu'elle n'a pas lieu si la section des vagues est faite au-dessous du diaphragme. 11 avait en conséquence supposé qu’à l étal normal il part du poumon par la voie centripète du pneumogastrique une excitation favorable à la formation du glycogène. Mais Yuliman (Leçons sur l'appareil vaso-moteur . If. p. 23-24) a fait remarquer que 1 hypothèse de Cl. Bernard n'était pas prouvée, vu la différence de gravité des deux opérations, et, d’après Couvreur, qui a étudié les effets de la double section du pneumogastrique chez les oiseaux (Société de Biologie, 1891, p. 205-207), un certain degré d'asphyxie (causée par la double section) explique suffisamment la disparition du glycogène. En effet, chez les grenouilles, qui ont à leur disposition la respiration cutanée, Couvreur a trouvé, malgré la section bilatérale des vagues au cou, que leur foie contenait, huit jours après cette section, presque 7 p. 100 de glycogène, .le dois toutefois ajouter que d après Vasoin (Lo Sperimenlalc, 1903, p. 560), la section préalable du vague augmente chez une grenouille hibernante lazoamylie, provoquée par réchauffement de l'animal.

AZOAMYLIE

une température ambiante très élevée, agissent d'une manière analogue.

Pascucci1 a constaté une azoamylie relative chez des lapins ayant séjourné dans une atmosphère pauvre en oxygène.

L’azoamylie consécutive à l’inanition, au travail musculaire et au refroidissement, a une finalité fort claire : elle a pour but de fournir à l'économie le combustible qui lui manque. Au contraire dans l’azoamy lie consécutive à réchauffement, il n’y a pas de finalité en jeu : comme dans le cas de lésions nerveuses, ou de privation d’oxygène, elle parait être le résultat de l'exaltation du processus de désassimilation.

Page 1