Minkowski. [Arc hiv f. cxpci. Pathologie, XXVI, p
RÉSERVES GLYCOGÉNIQUES
dans le foie n’était pas troublée. Mais Kausch 1 a montré que des canards privés complètement de pancréas, et à qui on fait ingérer par intervalles du glycose, ne forment pas de glycogène dans leur foie ou dans leurs muscles, alors même que chez ces animaux il existe une forte hyperglycémie (jusqu’à 5 grammes de sucre p. 1.000 et même davantage).
Avec Martz2 3 j’ai fait circuler pendant une heure ou deux, dans l’appareil de Jocobj, spécialement modifié pour cet objet, du sang de chien à travers le foie du môme animal (aussitôt après l'avoir extrait du corps, maintenu à la température de 38°. Dans ces conditions, le glycogène hépatique diminue très vite (jusqu’à ce que la proportion de sucre, dans le sang circulant, atteigne un chiffre colossal, environ 10 p. 1O00). L’hydrolvsation du glycogène est moins rapide, et la proportion de sucre du sang beaucoup moins élevée, si le sang, avant de passer dans le foie, traverse les vaisseaux du pancréas frais. Ce résultat montre qu'indépendamment de toute influence nerveuse le fonctionnement du foie est. profondément modifié par la sécrétion interne du pancréas.
Mais le défaut de cette sécrétion interne ne suffit pas à contrebalancer l'inhibition nerveuse produite par la section de la moelle cervico-dorsale. En effet, après celte section, l’extirpation du pancréas ne paraît pas être suivie d’azoamylie J.