Saikowski. [Virchow' s Archiv, 1863, XXIV, p
AZOAMYLIE
un certain degré de dégénérescence graisseuse des cellules hépatiques, et Ilirschfeld a récemment insisté sur ce point. Mais d’après Buttenvortli1, qui a fait des expériences sur le rat, cette dégénérescence ne serait pas fatale : la graisse peut, dit-il, être en quantité normale, et même moindre, et on ne peut saisir trace de dégénération des cellules.
Après l’arsenic, il faut citer le mercure2, le phosphore3 * 5 6, l'antimoine, la strychnine, le nitrite d’amyle, le chloroforme l. l'adrénaline8, l’alcool*, etc. — et même les simples purgatifs7. Pour tous les poisons, l’influence de la dose est capitale, une dose très forte amenant généralement l’efTet inverse d’une dose faible.
Wiersma a injecté dans les veines de lapins bien nourris 10 à 28 centimètres cubes d’un extrait de pancréas de pore traité par l’eau acidulée et la glycérine, puis alcalinisé. Les animaux ont survécu un temps variable, de cinq minutes à deux heures quarante, généralement en rapport inverse avec la quantité de ferment injecté. Sur des coupes de foie traitées par la gomme iodée il a, dit-il, constaté que la diminution du glycogène est d’autant plus prononcée que le ferment est en quantité plus con-
1. Butter wûrth. The action of arsenic on the glycogénie function of theliver. ( Medical Chronicle, 1905, febr. p. 273).
2. Kissei. (Inaug Dissertât., Wurzburg, i 894) , en confirmant le fait <iue l'injection intra-veineuse de sublimé est rapidement suivie d'azoamylie, dit que celle-ci peut manquer, si on injecte en même temps de la glycérine. Voir plus haut l'action euzoamylique de cette substance.
3. Athaxasiü. ( P/lueger's Archiv , CXXIV). — Mon». Zeitschrift fur cxp. Pathologie u. Thérapie. 1905. I, p. 184).
4 Garnier et Lambert. (Journal de Physiologie, 1900).
5. BlüM. ( Deutsches Archiv fur Uni Med.. 1901, LXXI, p. 1 46;. — Doyo.n et Karekk. (C. II. le la Société de Biologie, 1904, 16 janv).
6. L action de l’alcool parait varier suivant les conditions de l'expérience. Salant ( The Journal of Biological Chcmistry, 1907. oct., p. 403). a constaté qu une dose modérée est azoamylique, tandis qu'une dose toxique n’a pas cette action.
7. Lœper (C. IL de la Société de Biologie, 1905, p 1012, 17 juin) a vu que les purgatifs, surtout les drastiques, diminuent le glycogène au
voisinage des espaces portes, quelques heures après leur administration.
RÉSERVES GLYCOGÉNIQUES
sidérablc, (ju il csl injecté plus vite, etc. : en d’autres termes, qu’il est moins dilué.
Ces expériences sont un peu brutales : j’ai injecté des doses modérées de macération de pancréas, incapables d’amener la mort. J’ai constaté qu’elles étaient azoamyliques.