INFLUENCE DES INJECTIONS DF. DIVERSES SUBSTANCES DANS LE SANG
L’injection dans une veine de 25 à 30 centimètres cubes d’eau salée par kilog de poids vif, est suivie d’hyperglycémie transitoire, sur laquelle nous n’avons pas à insister ici, et, au bout de peu d’heures d’une augmentation très notable du pouvoir glycolytique :
Chien 25 78, sain et neuf. Poids 17 kilogrammes. — On lui infuse, dans la jugulaire, 500 centimètres cubes d’eau salée physiologique, ce qui fait 30 centimètres cubes par kilogramme.
Trois quart d heure plus tard, hyperglycémie (temporaire).
l’ne heure et demie après :
Sang artériel . .' 0 0,74
Après une heure à 58° 0 1,08
Après une heure à 39° 0 0,58
GLYCOLYSE
On voit que la perte (1,08 — 0,58 = 0,150) est très forte (45 p. 100). Pour expliquer cette augmentation du pouvoir glycolytique du sang, l’hypothèse la plus probable est qu'il se dégage par osmose, dans ce liquide, une cytase.
Injection d’extraits d’organes. — Si l’on injecte, au lieu d’eau salée, quelques centimètres cubes de suc d’un organe, on a des effets analogues, mais beaucoup plus prononcés. Le lendemain, il n’est pas rare que le sang ait un pouvoir glycolylique énorme et renferme très peu de sucre.
Chien 2(555. — Poids 15 kilogrammes. On lui injecte dans une veine du suc de pancréas de chien. Ce suc est obtenu en faisant macérer l’organe dans l’éther. On a obtenu, en raison de l'avidité de l’éther pour l’eau, 8 centimètres cubes de suc aqueux qu’on a isolé par décantation. On a employé la moitié.
Sang artériel 0,44
Après une heure à 39° traces.
Ainsi, hypoglycémie et glycolysc extraordinaires.
11 est remarquable que l'injection intra-veineuse du bouillon obtenu par la macération dans l’eau bouillante de la même quantité de pancréas a produit sensiblement les mômes effets :
Chienne 2(562. — Poids 22 kilogrammes. On lui injecte dans une veine le bouillon de la moitié d’un pancréas de chien (réduit à 30 centimètres cubes). Vingt-quatre heures après :
Sang artériel 0,54
Après une heure à 39° traces.
Ainsi, hypoglycémie et glycolyse très forte.
Les extraits et le bouillon de pancréas se distinguent par leur action glycolylique énergique et prolongée. C’est ainsi que nous sommes conduit à examiner de près le rôle du pancréas dans la glycolyse.