Benvenuti. (Clinica med. italiana, 1900, maggio
6. Filippi. (Zeitschrift fùr Uiulogie , 1907. XI, IX). Cet expérimentateur aurait constaté que tes chiens à fistule d’Eck n’avaient pas une glycosurie alimentaire bien supérieure à celle des chiens sains. — On verra plus loin qu’après l’ingestion de lévulose leur tolérance n’est pas si grande.
7 Delkzrnne. ( C ■ /I. de l'Acad. des Sciences, 1900, CXXXI, p. 427).
LES GLYCURIES
d’insuffisance du foie consécutivement à l’injection de sérum anti-hépatique.
Influence du pancréas. — D’après Wille1, la glycosurie alimentaire est plus fréquente chez les sujets atteints de lésions chroniques du pancréas.
Sur 77 malades de l’hôpital de Hambourg, décédés après avoir subi l’épreuve de la glycosurie alimentaire (avec 101) grammes de glycose), 15 avaient présenté du glycose dans l’urine. Or, l’autopsie de ces 15 sujets a révélé chez 10, c’est-à-dire chez les deux tiers, des lésions importantes du pancréas. — Au contraire, le pancréas était sain chez presque tous ceux qui n’avaient pas eu de sucre dans l’urine.
Influence des affections du système nerveux. — Arndtchez 55 paralytiques généraux a obtenu 5 fois la glycosurie alimentaire, c’est-à-dire chez près d’un dixième.
On l’a observée parfois chez des hémiplégiques, un certain temps après l'attaque.
D’après van Oordt :, la glycosurie alimentaire s’observerait plutôt dans les tumeurs cérébrales que dans les autres maladies organiques de l’encéphale.
Klippel, Vigouroux et Juquelier4 ont observé que la glycosurie alimentaire se produit plus facilement chez les sujets présentant de la confusion mentale, un délire onirique, des hallucinations, de l’excitation, etc., et qu elle fait défaut chez ces mêmes malades lorsque ces états morbides ont disparu.
L’épilepsie ne la favorise pas. 11 est difficile de la provoquer
1. E. Wille. Die alim. Glykosurie und ilire Beziehungen zu Pankreas affectionen. ( Dcutschcs Arcli. f.hlin. Medicin, 1899, LXII1, p.546).
2. Ahndt. ( Deutsche Zeitschrift für Nervenheilkunde , 1899, X, p. 419).
3. Van Oordt. Alim. Glykosurie bei Krankheiten des Cenlralnervensyslems. ( Münchener med. Wochenschrift, 1898, n° 1, p. 2). — Voir aussi G. Bloch ( Zeitschrift für klinischc Medicin, 1892. XXII, p. 523), et Strasser ( Weiner med. Presse, 1894, nu" 28 et 29).
4. Klippel, Vigouroux et Juquelier. (Archives neurologiques, 1902. t. Il, p. 173).
GLYCOSURIE ALIMENTAIRE
dans la période qui suit l'attaque, ce qui tient peut-être en partie à ce que les convulsions font perdre aux muscles leur réserve de glycogène 1 2 .
Chez des hystériques, on a obtenu la glycosurie alimentaire précisément après l'attaque. C’est que celle-ci épuise les muscles, probablement moins qu'une forte attaque d’épilepsie, et que, d’autre part, elle met le système nerveux dans un état particulier, plus ou moins analogue à celui que l'on qualifie d’état d'inhibition.
D’après 11. Strauss, la glycosurie alimentaire s'observe particulièrement dans les névroses traumatiques (dans plus du tiers des cas). Arndt arrive à la même conclusion, ainsi que le montre le tableau suivant, portant sur 90 cas de névroses:
Nombre lîlycoturic
de* cas. alimentaire. Pour 100.
Hystérie 31 2 6
Hypochondrie 7 0 0
Mélancolie 21 5 24
Stupeur . 7 1 14
Manie 6 1 16
Epilepsie 13 0 0
Névroses traumatiques . Il 4 36
«6 Ta
En présence de ces résultats on comprend qu’elle ait été considérée comme un signe d'hystérie traumatique et qu’on ait proposé d’en tenir compte pour le diagnostic de cette affection.
Les recherches de Hædke * ont montré qu’un simple traumatisme, sans gu une nécrose se soif définitivement développée, prédispose singulièrement A la glycosurie alimentaire.
En eflet, ayant fait ingérer 100 grammes de glycose dissous dans 1 eau à 2.'i sujets de tout Age qui venaient de subir un
1. Dans un cas de diabète combiné avec l'épilepsie, le professeur Ebstkin a noté que le sucre manquait toujours chez le malade consécutivement à l'attaque. {Deutsche med. Woch., 1898, n°» 1 et 1 .
2. H.koke. L'eber metatraumatische alimentaire GIvkosurie. {Deutsche medicinische Wochenschrift, J 900, 2 avril, p. 301).
LES GLYCURIES
traumatisme (en général une chute suivie de fracture), il a, dans 15 cas, constaté le passage du glucose dans l’urine. La gravité du traumatisme et 1 Age ne lui ont pas paru influer beaucoup.
Chez plusieurs de ces malades l'expérience a été répétée quelques jours plus tard, et cette fois avec un résultat négatif.
Il est à remarquer que dans l 'hystérie non traumatique et dans l’hypochondrie la glycosurie alimentaire n'est pas très fré-
quente. Voici les chiffres de quelques
auteurs :
Glycosurie
Cas.
alimentaire.
Cour 100.
Strauss 1
Van Oordt . . .
Geelvink . . . .
Arndt 2
On a vu plus haut
la fréquence
relative de
la glycosurie
alimentaire dans la mélancolie. Le fait n'a rien d'extraordinaire, cet étal, comme le traumatisme, engendrant une inhibition de la nutrition 3 4.
Dans les autres névroses, la fréquence de la glycosurie alimentaire est moindre.
En résumé, la capacité d’assimilation pour le sucre est diminuée dans certains états nerveux.
Glycosurie alimentaire d'origine thyroïdienne ’. — La
glycosurie alimentaire est favorisée par l’existence d'une maladie de liasedow 2 et par l'ingestion de corps thyroïde suffisamment
1. II. Strauss. Zur Lehre von der neurogenen und der thyreogenen Glykosurie. ( Deutsche mcd. Wochenschrift, 1897, nos 18 et 20).
2. Ahndt. Ucber aliment. Glykosurie bei einiger Neuropsychose. (. Dcrl . kl. Woch., 1898, p. 1085))
3. Voir Raimann. Ueber Glykosurie und alim. Glykosurie. ( Wiener kl. Wochensch., 1901) et [Zeitschrift fiir lleilkunde, 1902).
4. On sait que la glycosurie spontanée n’est pas rare dans cette maladie, et que le vrai diabète coexiste parfois avec elle.
2. Krauss et Ludwig. ( Wiener klin. Woch., 1891, 885 et 897). — Chvostkk [ld., 1892, 251). — Ilmscm, (Jahrb. fiir Psych. und Ncrvenh., XXII, 197).
GLYCOSURIE ALIMENTAIRE
prolongée1; mais pas à un degré considérable2. Knüpfelmacher a remarqué chez deux petits mvxœdémateux, dont le pouvoir d’assimilation pour le sucre était extraordinaire, comme c’est la règle dans le myxœdème, que l’administration de la thyroïdine le diminuait notablement3 4 5 6.
Influence de toxiques exogènes — 1° Influence de
l'alcool. — Une petite dose d'alcool n’a pas d'influence sur la glycosurie alimentaire. Ce fait a été indiqué par Linossier et Roque. L’alcoolisme chronique y prédispose, mais moins qu'on n’aurait pu s'y attendre.
Arndt à l'asile de Dalldorf, a fait ingérer 100 grammes de glucose à 50 alcooliques (buveurs d’alcool). Chez il seulement il a trouvé du sucre; encore un d’eux avait été exposé à l'influence du plomb.
Au contraire, chez 12 alcooliques atteints de delirium tremeus, le résultat a été positif chez G.
L’influence de l'intoxication aiguë est bien connue*.
2' Influence du plomb — Elle a été signalée par Brunelle*. Mais nous ne pouvons nous arrêter ici sur son travail parce qu'il a employé le saccharose. Des recherches ultérieures (avec tOO grammes de glvcose) ont confirmé le fait que la glycosurie alimentaire se rencontre chez la moitié, au moins, des sujets atteints de colique7, probablement fi cause d’une insuffisance