GLYCUR1I2S
chez certains sujets en apparence bien portants, chez des obèses, enfin chez des diabétiques. Il convenait donc d’en faire état ici, d’une manière spéciale. Von Noordcn 1 dit que l’ingestion de 100 grammes de glycose a provoqué une glycosurie chez des sujets en apparence sains, mais qui, plus tard, sont devenus diabétiques.
Achard et VVeil 2 ont décrit sous le nom de diabète fruste un état dans lequel la glycosurie spontanée manque le plus souvent, mais où il existe une insuffisance de la glycolyse, liée non ù une maladie déterminée, mais à la constitution même des sujets. Mais nous ne pouvons nous arrêter ici sur les observations qu’ils rapportent parce qu’en général l’épreuve de la glycosurie alimentaire n’a pas été faite chez ces malades au moyen de l’ingestion de glycose.
Influence du travail musculaire. — Comessatti 3 a injecté dans les veines de lapins des solutions sucrées, et, après avoir déterminé avec soin leur capacité d’assimilation, a soumis ces animaux à un travail musculaire exagéré, en imprimant à leur cage cylindrique un mouvement de rotation convenable. Bien que les lapins se prêtent moins que les chiens ù ce genre d’exercice, il prétend que le travail augmente de 20 p. 100 environ leur capacité d’assimilation pour le glycose et pour le lévulose.
Influence de la vitesse d’absorption. — 11 est clair (pie si une cause quelconque ralentit l’absorption, la glycosurie, toutes choses égales, sera moins facile. Schlcsingcr a vu qu’un chien qui ne tolérait que 50 grammes de glycose, en tolérait 80 après la ligature du canal thoracique. Il suppose aussi que la capacité
1. Von Noorden. Ueber die Frühdiagnose des U. mell. [Verhandlun- (jen des 13 Congresses fur innere Medicin. München, 3 avril 1885).
2. Achard et Wkil. Diabète fruste. ( Société médicale des hôpitaux de Paris, 1898, p. 149).
3. Comessatti. Ueber die Aenderung der Assimilai ionsgrenze fur Zucker durch Muskclarbcit. (Hofmeister’s Beilrâge, 1906, IX, p. 67).
GLYCOSURIE ALIMENTAIRE
d’assimilation constatée après l’usage de l'opium pourrait tenir au ralentissement de 1 absorption
Influence de la perméabilité rénale. — Toutes choses égales, la glycosurie alimentaire est favorisée par l’administration d’un diurétique2. D’autre part, Achard et Castaigne3 ont fait observer avec raison qu’elle peut manquer si la perméabilité rénale est moindre qu’à l’état normal. Elle est, en tout cas, retardée. Ce casse rencontre assez souvent chez le vieillard.
Aldor 4 a expérimenté sur trente individus âgés de soixantequatre à quatre-vingt-douze ans. Il leur a fait ingérer de 130 à 150 grammes de glvcose à jeun, c’est-à-dire une dose de près d’un tiers plus forte que la dose ordinaire. Il a eu 24 résultats positifs, proportion très forte, ce qui porte à penser que la capacité d’assimilation est diminuée chez le vieillard. Mais malgré la forte dose de glvcose ingérée, la glycosurie, au lieu de survenir au bout d’une heure comme on voit souvent chez l’adulte, s’est montrée beaucoup plus tard, ce qui est en rapport avec la lenteur de l’élimination rénale chez le vieillard.
Glycuronurie remplaçant la glycosurie alimentaire. —
H Strauss4, Raphaél*, Arndt7, J. Strauss”, etc., ont parfois