‹ Le diabète sucréChapitre 221 sur 654 · DE DIVERS SUCRES · texte numérisé non relu

DE DIVERS SUCRES

Quelques expérimentateurs ont pratiqué chez l’homme des injections sous-cutanées de divers sucres et obtenu quelques résultats qui ne sont pas sans intérêt. Mais ces injections sont souvent douloureuses, et exigent en tous cas de minutieuses précautions antiseptiques, pour éviter au patient des complications au niveau des piqûres.

A. — Glycose

F. Voit1 a injecté û des adultes bien portants des quantités variables de glycose, en solution aqueuse à 10 p. 100 : un a reçu 1 1 grammes, un autre 00 grammes; ce dernier a eu dans Furiiie des traces de sucre; un troisième a reçu 100 grammes; il a consécutivement éliminé en sept heures 2 gr. 0 de glycose.

Les résultats de F. Voit ont été contrôlés par divers observateurs, notamment par Achard : 40 à 50 grammes de glycose peuvent, en général, être introduits sous la peau d’un homme sain sans produire de glycosurie. Aussi l’apparition de glycose dans l’urine, quand on n’en injecte sous la peau qu’une quantité relativement faible, 10 grammes ou moins, a-t-elle une certaine importance.

Les mômes auteurs, dans un autre travail2, ont constaté aussi, après l’injection sous-cutanée de 10 grammes de glycose, le passage dans l’urine d’une petite quantité de sucre, chez des tuberculeux et des cancéreux. Ils n’en ont pas observé chez deux femmes obèses, ce qui peut s’expliquer en supposant, soit que chez ces femmes l'insuffisance glycolytique des tissus était

1. F. Voit. Untersuehungen über das Verhalten verschied. Zuckerarten im menâch lichen Organismus uach sûbcutaner Injection. (Deutsches Archiv fiir kl. Medicin, 1897, LV III, p. 523).

2. Achard et Weil. Contribution à l’étude de I insuffisance glycolytique. ( Société médicale des hôpit. de Paris, 1898, p. 333).

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