INJECTION INTRA-VEINEUSE DE GLYCOSE
de glycose par kilogramme, en solution isotonique, ou légèrement hypertonique, à la vitesse de Ogr. 05 par minute, on ne provoque de la glycosurie que dans un peu plus de la moitié des cas : sur 20 chiens je l’ai observée douze fois. Laquantité de sucre éliminé a varié entre 3 et 20 pour 100 de la quantité injectée.
J'ai multiplié les expériences de ce genre parce qu’elles nous montrent la tolérance variable des animaux.
En diminuant la vitesse d entrée, on peut faire tolérer à l'animal une quantité de glycose beaucoup plus forte sans qu’il devienne glycosurique. Ainsi, dans une expérience de Lilienfeld, un petit chien de 1 400 grammes a reçu jusqu'à 5 grammes de glycose par kilogramme, injecté à la vitesse de 12 milligrammes par minute et par kilogramme, sans que son urine ait présenté trace de sucre *. Je trouve dans le même tableau un chien qui n'a pas eu de glycosurie bien qu’il ait reçu 4 grammes de glycose par kilogramme, injecte à une vitesse plus que double 20 milligrammes par minute et par kilogramme). C’estlà, eu égard à la vitesse d’entrée, un résultat exceptionnel. En effet, un chien de Doyon et Dufourt, n'ayant reçu en infusion que 2 grammes de glycose par kilogramme, à la vitesse de 25 milligrammes par minute, en a éliminé 6 p 100*. Avec une vitesse plus grande, l'utilisation diminue et l'élimination par le rein prend plus d importance. C'est ce que montrent les expériences tic Brasol1 2 3 4, répétées par Butte*. Dans ces dernières, la glycose dissoute dans une petite quantité d eau a été infusée en quaire à cinq minutes dans la veine saphène.
1. I. ii.ikntki.i>. Versuche ueber intravenôse Erniihrung. (Zeitschrift fur diact. u. physik. Thérapie, 1809, II, p. 213). — Cette utilisation extraordinaire lient sans doute, en partie, au faible poids de l’animal.
2. Doyon et Dufourt, ( Journal de physiologie et de pathologie générale, 1901).