‹ Le diabète sucréChapitre 312 sur 654 · NATURE DES SUCRES EXCRETES · texte numérisé non relu

NATURE DES SUCRES EXCRETES

Nombre

de chiens. Quantité de sucre p. t.000.

Chez 6 Entre 4-Kr et o6r

Chez 0 des 16 chiens précédents ayant eu la vingt-cinquième heure moins de i grammes de sucre, on a fait une nouvelle saignée à la trentième heure. Chez tous, sauf un, il y avait une augmentation plus ou moins notable de l'hyperglycémie. Ainsi, sauf exception, son maximum n’est pas atteint à la vingtcinquième heure. Je puis même ajouter que, dans un certain nombre de cas, son accroissement est plus yrand de la vingtcinquième à la trentième heure que de la vingtième à la vingtcinquième.

J'en conclus, ainsi que de quelques dosages faits après la trentième heure, que l'hyperglycémie peut n’atteindre son maximum que tardivement.

Ce maximum est de (i ou 7 grammes, mais il est atteint rarement. Chez un chien au laboratoire depuis plusieurs semaines, et qui mangeait beaucoup (chien 2650), Boulud a trouvé 7,2 dans le sang de la carotide, trente heures après l’ablation du pancréas, et, un quart d’heure plus tard, après une saignée qui a entraîné la mort, 0 grammes. C’est un chiffre tout à fait extraordinaire chez un chien dépancréaté.

DE LA NATURE DES MATIÈRES SUCRÉES EXISTANT DANS LE SANG DES CHIENS DÉPANCRÉATÊS

Dans un certain nombre de cas, nous avons pu déceler dans le sang l’existence de maltose. En effet, dans ces cas, le polarimètre donnait un chiffre supérieur à celui que fournissait la réduction, et, après le chauffage de l’extrait de sang avec l’acide chlorhydrique, la relation était renversée. Comme d’autre part, chez ces chiens, on trouvait du maltose dans l’urine (voir plus loin), la réalité de la maltosémie n’est pas contestable.

1 En voici un exemple :

Chien 2150. Le lendemain de l’ablation du pancréas :

Déviation pol. Pouvoir réii.

Sang artériel -g 0,6 2.1

après hydrolysation -j- 0,5 2,4

D’autres matières sucrées existent sans doute dans le sang du chien dépancréalé ; mais elles ne sont pas aussi faciles à mettre en évidence.

Diminution du pouvoir glycolytique du sang. — Nous avons vu que le sang défibriné d’un chien sain maintenu une heure à la température de 38°-39°, perd, au moins, 30 p. 100 des matières sucrées qu’il renferme '. Le sang d’un chien dépancréaté depuis plusieurs heures a un pouvoir glycolytique plus faible; il perd souvent moins de 20, et môme moins de 10 p. 100. Cette remarquable diminution du pouvoir glycolytique du sang, sur laquelle j’ai appelé l’attention dès 1890, esl, en général, bien plus marquée trente heures que vingt heures après l’ablation du pancréas. Ce n’est pas à dire qu’elle soit régulièrement progressive; il existe des irrégularités, probablement parce que consécutivement à l’opération il se produit des phénomènes réactionnels. Je n’ai pas besoin de dire que je ne tiens compte que des cas où l’on a déterminé la glycolyse réelle, et non la glycolyse apparente, cor si on se contentait de la glycolyse apparente2, on trouverait bien plus aisément une diminution du pouvoir glycolytique.

D’autre part, je possède un certain nombre d’autres cas où la glycolyse ne semble pas diminuée. Maisje crois me conformeraux règles de la critique scientifique en n’accordant pas ù ces faits la môme valeur qu’aux premiers. Car lorsque la glycolyse paraît

t. Je parle de la perte centésimale, et non de la perte absolue qui, eu égard à l’hyperglycémie, peut être assez forte chez le chien depaneréaté. J'ai expliqué précédemment (p. 168) que pour l’étude de la glycolyse, c’est la perte centésimale qu’il faut envisager.

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