Lkpine ( Revue de Médecine, 1900. p
DIABKTIi l'ANGRKATIQUE DU ClllliN
quart, même après une longue chloroformisation, ne renferme pas plus de l,o de sucre. — D’autre part, un chien complètement asphyxié, dans des conditions identiques, sauf qu’il n’est pas dépancréaté, n’a jamais 3 gr. 4 de sucre après une heure et quart d’asphyxie.
Cette expérience est un cas type : dans plusieurs autres, faites dans des conditions analogues, l'hyperglycémie a été moins prononcée.
Influence de la piqûre du bulbe. — On sait depuis Cl. Bernard que la piqûre du plancher du quatrième ventricule est suivie d’hyperglycémie et de glycosurie, llédon 1 2 a vu (|ue cette même opération augmente la glycosurie chez le chien dépancréaté. Ainsi, un chien qui, avant la piqûre, excrétait en deux heures de 3 à 4 grammes de sucre, en excrétait deux heures plus tard près de b grammes. Le sucre du sang qui, immédiatement avant la piqûre, était à 2, S p. 1.000, s’est élevé, trois heures après, à 3 gr. 7. Kaufmann ■ a confirmé ce fait, en ajoutant que la lésion bulbaire renforce l’hyperglycémie chez le chien dépancréaté, alors môme que le foie est énervé.
Influence de la faradisation du bout central du sciatique.
— Nous avons vu précédemment qu’immédiatement après la faradisation du bout central du sciatique, il se produit une légère hyperglycémie (avec diminution du pouvoir glvcolytique du sang); puis, quelques heures plus tard, une augmentation du pouvoir glycolylique du sang qui s’accompagne souvent d’hypoglycémie. Chez le chien dépancréaté b hyperglycémie initiale est plus accentuée.
Voici une expérience :
Chien 1700 bis. — 19 kilogrammes.
A 8 heures matin, ou enlève le pancréas et on faradise aussitôt le bout central du sciatique.
1. IIkdon. (C. li. de la Société de Biologie . 1894, 13 janvier, p. 26).
2. Kaufmann. ( C . R de la Société de Biologie. 1894, p. 284).
VARIATIONS DE LA GLYCl'RIE
Doux heures plus lard, le pouvoir réducteur du sang artériel (évalué en glycose dépasse 3 grammes.
Le lendemain matin, il s’élève à 7 grammes, mais il baisse dans l'après-midi.
Le chiffre de 6.0 est tout à fait insolite quelques heures seulement après l’ablation du pancréas. L’influence de l’excitation du sciatique est ici évidente.
Dans d’autres cas c'esi la glycosurie qui se montre relativement forte : une chienne ( 1756), dont le sucre du sang, quelques heures après l’ablation du pancréas et la faradisation du sciatique ne dépassait pas 4gr. 5, a excrété dans les vingt-quatre premières heures à partir de cette double opération, plus de -i gr 5 de sucre par kilogramme, chiffre très élevé pour le premier nyclhémère. Pendant le nycthémère suivant elle a excrété moins de I gramme par kilogramme.
m: quelques conditions diminuant l’hyperglycémie f.t la
Inanition. — .Nous avons vu que chez le chien inanitié la phlorizine peut produire une forte glycosurie, si la dose esl suffisante. Au contraire, l’ablation du pancréas n’est pas, chez lui, suivie de glycosurie. Ce fait, sur lequel j’ai appelé le pre-
kowski pense que la glycosurie, dans ce cas, ne présente d’autre particularité que d’élre tardive. A cette assertion je ne saurais opposer des faits personnels ; car mes chiens inanitiés, comme ceux de Bedart, n’ont pas survécu longtemps. Thiroloix, qui a observé île plus longues survies, affirme que, chez le chien préalablement inanitié, puis dépancréaté, la glycosurie fait défaut
A une heure, il s’élève à .
A cinq heures, il s'élève à
GLYCOSURIE CHEZ LE CHIEN DÉPANCRÉATÉ.
I Lkimnt. ( Lyon médical. 1863, tome L.WIV, p. 415).
•i Thiboloix. (C. Il de la Société de Hioloç/ie, 1894, p 298). 3. Bedakt. ( Bulletin médical de Lille, 1894).
si l’on n’alimente pas l’animal dans les jours qui suivent l’opération.
Influence de la section de la moelle. — Quoi qu’il en soit, voici une autre différence importante entre le diabète pancréatique et le diabète phlorizique : nous avons vu précédemment que ce dernier persiste, malgré la section de la partie inférieure de la moelle dorsale (Lépine) Au contraire, chez le chien privé de pancréas, ainsi que l’ont montré Chauveau et Kaufmann, la section de la moelle entre la quatrième paire cervicale et la sixième dorsale, si elle est faite avant l’ablation du pancréas, empêche l’hyperglycémie et la glycosurie. Cette section agit autrement que la section des nerfs du foie; car, ainsi que l’a montré Kaufmann 1 2, la section seule de ces nerfs n’empêche pas toujours l’ablation du pancréas de produire ses effets habituels ; pour Chauveau et Kaufmann, la section de la moelle exercerait sur les cellules du foie une véritable action d’arrêt3 4 * * *.
D’après Marcuse* l’ablation simultanée du pancréas et du foie chez la grenouille n’est pas suivie de glycosurie, tandis qu’on l’observe chez cet animal après l’ablation du pancréas8.
Influence du travail musculaire. — Chez le chien incomplètement dépancréaté, le travail musculaire diminue la gly-