FRÉQUENCE DU DIABÈTE
co que les médecins font aujourd'hui l’analyse des urines plus fréquemment qu autrefois1 * 3 ».
Dans les villes du Danemark, Caroë- a trouvé :
Ainsi, pendant une période de trente-cinq ans, la mortalité diabétique aurait quadruplé dans les villes du Danemark. Mais la remarque de Bertillon est ici également applicable.
Elle 1 est aussi à la statistique suivante de Purdï \
Morts par diabète aux États-Unis :
Années.
1850 72 pour 100.000 décès.
Les progrès si rapides de la médecine aux Etats-Unis permettent, en effet, d 'affirmer qu’en 1880 les urines des malades ont été beaucoup mieux examinées qu’en 1850.
Si nous passons à l'Angleterre, nous trouvons, d’après Williamson1, que, pour une population d'un million d habitants, il est mort du diabète :
1. Jacques Bertillon. (Annuaire statistique de la ville de Paris pour l'année 1891. Fréquence des principales maladies de 1865 à 1891 p. 143).
2 Cahoe (Revue de médecine, 1896, p. 522).
3. Citée par Williamson. ( hiabetes mellitus, Edinburgh et London, 1898). Elle n’est pas comparable aux statistiques précédentes et aux suivantes, parce que la mortalité diabétique est rapportée, non à 100.000 vivants, mais à 100.000 décès. D'une manière générale, ces chiffres sont faibles. Il est probable qu’un grand nombre de décès par diabète ont élé méconnus.
Voir IIare. (Med. News.. 1897. juin 12 . — D'après 11. Stkhx. (American Mal. Association, 1900). De 1890 a 1900. la mortalité générale à New-Vork aurait diminué d’un tiers, et la mortalité par diabète, augmenté de moitié.
4 Williamson, l Loc. cit., p 102;.
Décès annuels par diabète.
ÉTIOLOGIE
En 1850 24 individus.
Les registres de Saint-Bartholomcws Hospital montrent également une très forte progression «lu diabète. Mais ceux de l'Infirmerie royale de Manchester n'accusent pas d’augmentation sensible de cette maladie (Williamson).
Pour le royaume de Prusse, nous possédons la statistique suivante 1 :
Décès par diabète sur 100.000 vivants.
Années. Hommes. Femmes.
Années. Décès par diabète
sur 100 décès d'individus.
Hommes. Femmes.
Cette progression considérable tient, sans doute, pour la plus grande part, aux progrès du diagnostic. Toutefois, elle, est aussi manifeste dans les statistiques des hôpitaux, où, depuis longtemps, les urines ont dù être soigneusement examinées. Ainsi, dans les hôpitaux du royaume de Prusse, le chiffré annuel des diabètes était, en 1877, de 117. Depuis cette date, voici la
moyenne annuelle :
Hommes. Femmes. Totaux.
De 1877 à 1886 132 46 178
En 1897 il est de 046 249 895
Sur 1.000 malades traités dans ces établissements, il y a eu :
Diabétiques.
En 1877 0,5
La statistique de 1a policlinique de l’Université de Berlin,
1. G. Heimann. Z ii r Verbreitung «1er Zuckerkrankeit im preussichen Staate: ( Deutsche med. Wochenschrift , 2 août 1900, p. 503).
sexe
de 1877 à 1889, paraît aussi indiquer une augmentation du nombre des diabètes *.
D’autre part, les registres municipaux de Lyon ne montrent pas d’augmentation sensible du diabète depuis plus de vingt ans, et d'après J. Bertillon - la fréquence de celte maladie est stationnaire à Paris depuis une dizaine d’années. Ce fait rend un peu douteuse la réalité des augmentations qu’accusent les diverses statistiques que je viens de citer.