AGE
Ainsi, avant l'Age de trente ans, je ne trouve que 13 diabétiques sur 100.
Bien que celte statistique repose sur de très gros chiffres, je n'ose affirmer qu’elle soit rigoureusement exacte. Des statistiques par régions seraient d'ailleurs beaucoup plus utiles qu’une statistique globale.
Il importerait aussi de fixer le nombre des diabétiques par rapport à la population aux différents Ages. Mais il existe d'invraisemblables écarts entre les tables.de survie : je reviendrai sur ce point au chapitre du pronostic, et mécontenterai de signaler ici la chute brusque du nombre des diabétiques par rapport à la population, à partir de l'Age de soixante ans. Elle me parait explicable en partie par le fait que le diabète ne débute guère dans un Age avancé1.
Diabète de l enfance. — On vient de voir qu'avant dix ans le diabète est relativement très rare2. On en a cependant publié dans ces dernières années un certain nombre de cas, de sorte que le diabète infantile a déjà une littérature spéciale3. On en a même cité des cas chez des enfants Agés de moins d'un an ‘.
1. Elle s'explique aussi — mais ce n'est pas ici le lieu d'insister sur ce point — parle fait que les diabétiques meurent plus tôt que les personnes exemptes de cette maladie.
2. Voir Ki klz ( Gerhardt's Handbuch der Kinderkrankh iten, III. 1878). — Hkdon. (Thèse de Taris. 1877). — Lebocx. Id.. 1880).
3. Üuflocu et Dauchkz. (Revue de méd., 1893. juin. p. 5*6). — Wbgeli (Archiv fur Kinderheilk. 189!'». XIX). — Houoras. (Id . XXVII . — Voir aussi, même journal. XXXV et XXXIX. — Bhand. (Inaug. Dissert Berlin, 1906). — Morley Fletcher. (The Practitioner, julv, 1907). — Biuok. (Inaug. Dissert., Bostock, 1907'.
W EUKLi . loc. cil , sur 108 cas de diabète infantile, n’en a trouvé que 3 dans le premier Age. — Ses recherches ont été incomplètes. Voici, en effet, quelques cas qui lui ont échappé: Dk.vnk cité par Saundby. Lectures on Diab. p. 28). chez un enfant de trois semaines, un de Hossbach. (Berl. kl. Woch.. 1874 , après traumat. chez un enfant de sept mois De Hcesing. (Inaug Diss.. Marburg, 1833). enfant de six mois. — Baümel. (Montpellier méd., 1900, n° 34), enfant de six mois, etc. — Voir encore les cas suivants postérieurs aux travaux
ÉTIOLOGIE
Différence entre l'homme et la femme sous le rapport de l'âge. — D’après Griesinger, le maximum de fréquence du diabolo tomberait, chez la femme, à un âge moins avancé que chez 1 homme. Celte assertion est confirmée par diverses statistiques, notamment par celle de Dickinson. Ainsi, sur 1.000 diabétiques hommes, il y en a 407 entre quinze et quarante-cinq ans, tandis que dans la môme période, sur 1.000 diabétiques femmes il y en a 403. C’est une différence en plus de 13 p. 100. Graefe 1 dit aussi que c’est dès quarante ans, et non à cinquante ans comme chez l’homme, qu’augmente, chez la femme, la disposition au diabète. On a expliqué cette différence en disant que la femme vieillit plus tôt que l’homme. Mais celle assertion, qui est incontestable, quand on envisage certaines races, n'est pas exacte dans sa généralité :
Dans les régions industrielles, beaucoup de prolétaires, qui se livrent â des travaux pénibles, vieillissent d’une manière prématurée, tandis que des femmes appartenant à une autre classe sociale, et vivant dans des conditions favorables, n’éprouvent que tardivement les atteintes de l’âge. La précocité du diabète chez la femme n’est d’ailleurs pas un fait constant. En effet, les registres de l’Hôtel-Dieu de Lyon, pour ces vingt dernières années", nous montrent que sur 100 diabétiques de vingt-cinq â cinquante-cinq ans, il y a seulement 25 femmes, tandis que sur 100 diabétiques de cinquante-cinq- à soixante-quinze ans, on en compte 40. En d’autres termes, dans la période climatérique, il n’y a qu’une femme pour trois hommes diabétiques, tandis qu’après celte période le nombre des femmes égale celui des hommes.
de Wegeli : Tavarja. ( India n Medico-Chirurg . Rcvieic, 1893. I. n° 7. p. 402), enfant parsi, âgé de dix mois. — 13. Beu,. ( Edinb . Med. Journal, 18%. lebr., p. 709), enfant de trois mois. — Oiaov. ( Semaine médicale, 1901. p. 192), enfant de cinq mois, atteint de furonculose et d’eschare du sacrum. — A l'autopsie, dilatation du ventricule moyen, avec épanchement séreux intra-ventriculaire. et œdème de la piemère.
1. M. Graefe. (Gentralblatt fur innerc Mcdicin, 1898, p. 711).