‹ Le diabète sucréChapitre 450 sur 654 · S U CR KS DIV CRS · texte numérisé non relu

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il est des urines diabétiques où. «à coté du glycose, se rencontre un autre sucre.

Maltose. — Une petite proportion de mallose n’est pas rare dans l’urine des diabétiques (Lépine et Boulud *. On peut supposer qu’il provient des féculents ingérés J. Mais il a, dans certains cas au moins, une autre origine, puisque nous avons constaté sa présence dans l’urine de chiens dépancréatés qui, dans les jours précédant l’opération, étaient au régime exclusif de la viande. Dans ces cas, il provient, évidemment, d’une transformation imparfaite du glycogène5. On peut se demander pourquoi, arrivé dans le torrent circulatoire, le maltose ne s'est pas dédoublé? Car la maltase ne fait pas défaut dans le sang. Peut-être n'y est-elle pas ù l’état de liberté?

La maltosurie explique un certain nombre des cas où le dosage

du sucre par le polarimèlre donne un chiffre supérieur à celui

que le titrage indique ‘ ; mais elle est bien loin de les expliquer

tous. Geelmuvden croit ù l’existence de sucres fermentescibles %/

inconnus et doués de superrotation.

Lévulose. — On a dit que l’urine des diabétiques renfermait souvent du lévulose1, en se fondant sur les deux caractères suivants : 1° la prédominance du chiffre indiqué par la réduction sur le chiffre du polarimètre; 2° la réaction de Seliwanoff. Mais d autres substances que le lévulose sont lévogyres et peuvent, par conséquent, contrebalancer en partie le pouvoir dextrogyre du glucose; et, d’autre part, pour que la réaction de Seliwanoff

t. b épine et Boilu». (C. II. de l'Acad. îles Sciences 1901. Il mars).

2. J’ai observé fréquemment la maltosurie le jour de l’entrée du malade a 1 hôpital, lies le lendemain elle disparait le plus souvent, peut-être à cause de la suppression dç* l’abus du pain.

3. On sait que plusieurs physiologistes ont obtenu du maltose en faisant agir un ferment diastasique sur le glycogène du foie.

4. Geei.mi ydkn. (Zeitsclo-i/'t für kl. Medic., 1907, LXIII p. 63).

•> Hosin et Labaüd. (Zeitschrift fiir klin. Medicin , 1902, XLYII, p. l). — Schwarz. (Deutsches Archiv f. kl. Med., 1903. LXXYI

SYMPTOMATOLOGIE DU DIABÈTE

soit probante, il faut que la coloration rouge apparaisse dès le début du chauffage, car, ainsi que l’a montré Rosin, il suffit de faire bouillir une à deux minutes une solution de glycose en présence de l’acide chlorhydrique pour obtenir celle coloration

En réalité le lévulose existe rarement dans l’urine des diabétiques1 2 3 4 5 6, mais on l'y trouve parfois, en proportion variable, et même, dans certains cas exceptionnels, presque exclusivement :

Dans l’urine d’une jeune dame de ma clientèle, Boulud a caractérisé le lévulose par l’obtention : 1° d’un ozazone avec la méthylphénylhydrazine (réaction de Neuberg):t, et 2"dc cristaux de lévulosatc de calcium \

Comme la déviation à gauche et la liqueur de Fehling donnaient le même chiffre de sucre (23 grammes par litre) on devait admettre que ce sucre était exclusivement du lévulose s.

SehlesingcrBa constaté l’existence, chez une jeune fille de quinze ans, d’une lévulosuric caractérisée par la réaction deSeliwanoff, et par le pouvoir lévogyre de l’urine avec une alimentation mixte, dans laquelle entraient lOOgrammes de pain et 800 centimètres cubes de lait. Cette enfant excrétait par jour 1,6 à 3 grammes de lévulose.

Si l’ alimentation était exempte d’hydrates de carbone, la lévolusurie augmentait. — Elle n’a pas été accrue par l’ingestion de 00 grammes de lévulose. Mais, avec 90 h 200 grammes de lévulose ou de dextrose l’excrétion du lévulose s’est élevée à 11 grammes. Une injection de phlorizinc a amené de la glycosurie, sans lévulosuric.

1. Bosin. (. Festschrift zu Elirai von E Salkowshï, Berlin, 1004, p. 1 05) . Une autre cause d’erreur, d’après Lobry de Bruyn, est la production spontanée de lévulose dans une urine diabétique ayant subi la fermentation ammoniacale. Voir aussi Borchardt ( Zeitschrift fiir pliysiol . Chemie, LV).

2. Un a signalé l’existence éventuelle de traces de lévulose dans ' des glycosuries légères. Nous n’avons pas à nous occuper de ces

cas.

3. Voir Seeüen. ( Ccntralblatt fiir die med. Wissensch., 1884, p. 753).

4. Voir Ivuei.z. ( Zeitschrift fiir Biologie, XXVII, p. 128). — Seegen. ( Ccntralb . fiir die inedic. Wissensch., 1884, p. 753).

5. Lépine et Boulud. Sur un cas de diabète lévulosurique. ( Revue de Médecine, 1904, p. 185).

6. Schlesinger. (De ut sclie s Archiv fiir klin. Med.. 1903, LXX\ I, p. 233).

SUCRlîS DIVERS

Chez un homme <le trente ans, névropathe, du poids de 53 kilogrammes, et sans tare héréditaire, le professeur Muellcr et son assistant Neubauer1 2 3 4 5 6 ont noté que l'urine présentait un pouvoir sinistrogyre de 3°5 et les autres caractères chimiques du lévulose.

Ce sujet était incapable d’assimiler complètement ce sucre : S’il en ingérait, même moins de 30 grammes, on en retrouvait environ 15 p. 100 dans son urine. Mais, avec un régime exempt de lévulose il n’y avait pas deglycurie. On n’en observait pas non plus, après l ingestion de 50 grammes de glycose et de 45 grammes de lactose. Celle de sucre de canne amenait, au contraire de la lévulosurie. C’était donc un cas type de lévulosurie alimentaire.

Un autre malade de Neubauer, après l’ingestion d’amylacés ou de glycose au delà de 15 à 25 grammes, excrétait du glycose et du lévulose; après l’ingestion de 50 grammes de lévulose il n’excrétait de ce dernier sucre qu’une quantité insignifiante ; le sucre de lait était bien assimilé. Après l’injection sous-cutanée de phlorizine l’urine présentait du glycose et du lévulose. Ainsi, l’anomalie dans ce cas consistaitessentiellement dans une incapacité de l’économie à assimiler complètement le glycose et dans une aptitude singulière à transformer ce dernier en lévulose. C'est une intéressante variété de lévulosurie.

Quelques autres cas de lévulosurie ont été publiés par Spocth et Weil-, Mazzeo Graul \ Lambrior \ Moraczewski *.

Lactose. — Bourquelot et Troisier7 8, puis Fr. Voit ®, ont trouvé du lactose dans burine de diabétiques ayant ingéré du

1. Orro Neubaueh. ( Miinchener medicinische Wochenschrift, 1903, 8 août, nu 32).

2. Si*tiETn et Weil. (Centralblatt fur die med. Wissensch., 1903, p. 531). Cas obscur.

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