MATIÈRES AZOTÉES DE I, T1UNE
Urée. — L’urine diabétique ne renferme, le plus souvent, que très peu d’urée par litre ; mais si on tient compte de la quantité d'urine émise dans les vingt-quatre heures, on constate assez souvent que le diabétique, eu égard à son poids, excrète plus d’urée que l'homme sain, quelques-uns plus de üO grammes (même en l’absence d'acétonémie). .Nous reviendrons sur ce point au chapitre de la nutrition.
Acide urique. — On avait cru autrefois que les diabétiques excrétaient très peu d’acide urique. Cette assertion tenait à l'insuffisance des procédés de dosage. Xaunyn et Riess1 2, puis Bouchardat* ont fait justice de cette erreur, et ce dernier a même consacré tout un chapitre de son livre à l’état morbide qu’il a désigné sous le nom bizarre de glyco-polyurique. C’est un état dépendant de la goutte, et qui est caractérisé par la coexistence d'une glycosurie et d’un excès d urâtes dans les urines.
11 faut d’ailleurs se garder d’exagération à cet égard : Beaucoup de diabétiques excrètent quotidiennement une quantité