‹ Le diabète sucréChapitre 479 sur 654 · Y M PT O M ES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

Y M PT O M ES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

Chez les diabétiques exempts de complications il n’existe pas de troubles respiratoires objectifs. Il n’y a donc à étudier chez cette catégorie de malades que les échanges gazeux :

On a vu à l'historique que Pettenkofer et N uit avaient trouvé l’absorption de l’oxygène et l’exhalation de l’acide carbonique diminuées chez un diabétique grave, égé de vingt et un ans. Ce jeune homme, avec un régime mixte, rendait par jour I i litres d'urine et 044 grammes de sucre. Son poids était tombé à •40 kilogr. Rectifiant la conclusion antérieurement tirée des expériences faites sur ce malade. Voit a, plus tard, admis qu'un diabétique bien alimenté, absorbe autant d’oxygène qu’un homme sain ', mais qu’il exhale moins de CO* (pie ce dernier, sauf dans le cas où son alimentation est exempte d’hydrates de carbone. Cette diminution existait aussi chez un diabétique d’Ebstein, dont les échanges gazeux ont été bien étudiés par le professeur Lehmann-' et qui rendait en vingt-quatre heures 100 grammes

1 Voit < Physiologie des Sto/fwechsels, dans Uerrmann’s llandbuch. 1881 . I>. 228). Un diabétique grave peut même en absorber davantage qu'un homme sain de même poids. Màg.nüs Lkvy ( Zeitschrift fur kl. Med., LX) l’explique par le fait que ces individus étant amaigris, leur surface corporelle (qui règle le besoin de calorique) n’a pas diminué en proportion de leur poids.

2. EHSTEiN.(Z)ie Lebensweise des Zuckerkranken, 2e édit., 1898, et Deutsche med. Wocliensch , 1898, n° 7). — Livierato [Archiv fur experim. Pathol., 1889. XXV) a aussi trouvé l’exhalation de CO - diminuée chez les diabétiques D’autre part Léo [Zcil&chr. fur klin. Mcdicin, 1890, XIX, Suppl, bd.) a conclu de ses recherches, que les échanges gazeux chez les malades oscillent dans les limites normales.

Lépi.ne.

SYMPTOMATOLOGIE DU DIABETE

de sucre , 50 grammes d’urée et G 00 grammes seulement d’acide carbonique (I l grammes par kilogramme).

D’autre part. Albert Robin et Binet1 chez plusieurs diabétiques, et Mohr2 3 4 chez un enfant de onze ans, atteint de diabète grave, ont trouvé une augmentation des échanges gazeux.

Le quotient respiratoire est plus significatif que la diminution absolue du chiffre de l’acide carbonique exhalé.

On sait qu’on appelle quotient respiratoire le rapport entre le volume de l’acide carbonique exhalé et celui de l’oxygène absorbé, ce dernier étant supposé égal à 1 .

Chez l'homme normal, le quotient est nécessairement plus petit que 1. En effet, il ne se nourrit pas seulement d’hydrates de carbone, et, si ces derniers renferment la quantité d’oxygène juste nécessaire pour convertir tout leur carbone et tout leur hydrogène en acide carbonique et en eau, les albuminoïdes et les graisses sont relativement moins riches en oxygène. 11 leur1 faut en emprunter à l’air. Comme l’acide carbonique renferme son volume d’oxygène, le quotient, en raison de la participation de ces substances à l’ensemble des combustions, sera nécessairement inférieur à l’unité.

11 esta noter que, dans des conditions particulières, le quotient peut, d’après Hanriotet Richet 1 dépasser l’unité : c’est quand on fait ingérera un homme sain une forte quantité de féculents ou de glvcose, avec une proportion suffisante d’eau. Dans ce cas, il ne s’agit plus d’une simple combustion, mais, d’après Hanriot, d’une transformation de l’hydrate de carbone en graisse 1UI) grammes de glvcose, se transformant en graisse, dégagent 21 litres 8 d’acide carbonique, et de l’eau.

Ceci établi, Hanriot a fait ingérer à un diabétique un kilogr. de pommes de terre et un litre d’eau. Le quotient respiratoire

1. Albert llonix et Binet (Archives générales de Médecine. 1898 et 1 904) .

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