Voir Rollkt. [Lyon médical, 1er semestre, p
2. Voir page 543, note 6, et Verxruil. Fractures chez les diabétiques. ( Bulletin de l'Acad. de méd., 1883).
3. M. A luxa [Wiener med. Presse. 28 août 1904), a observé la coexistence de l'ostéomalacie et du diabète; mais ce dernier paraît avoir été consécutif au début de l’ostéomalacie.
COMPLICATIONS l»U DIABÈTli
dont il sera question plus loin. Nous ne nous occupons, pour le moment, que des lésions non purulentes.
Les lèvres et la bouche sont fréquemment sèches, et la langue est parfois le siège d'une prolifération épithéliale qui forme des gaines autour des papilles (langue pileuse). Cette petite lésion, qui n’est d’ailleurs pas spéciale aux diabétiques, a l’inconvénient, outre la gène qu’elle cause, d’affaiblir le sens du goût.
On dit que celui-ci est, parfois, perverti dans le diabète : Les malades, alors même qu’ils n’ont pasmangéde sucre, perçoivent une saveur soit sucrée, — ce qui s’explique par la dyscrasie, — soit désagréable (comme métallique ?)
On a vu les bords de la langue gonflés, et le dos de cet organe présenter des inégalités qui l’ont fait comparer — non sans exagération — à la peau du crocodile (Seegcn), des fissures et même (rarement) de petites ulcérations. Ces lésions ne dépendent pas du diabète, mais d’une infection buccale, entretenue par le terrain diabétique.
Les gencives sont souvent rouges, tuméfiées et même fongueuses, à cause de la périostite al véolo-den taire presque constante (voir plus loin).
Acidité de la salive — Nous avons déjà dit qu’elle est très fréquente chez les diabétiques graves. Elle explique la production du muguet chez ces malades.
Pharyngite. — D'après Garel, qui l’a bien décrite, elle se manifeste à l’examen objectif par une congestion intense, uniforme, avec empâtement de la muqueuse, principalement à la base de la langue. Comme symptôme subjectif, on ne note guère qu’une sensation de gêne, sans douleur, même au moment de la déglutition.
Celle pharyngite n’a rien de spécial au diabète, car elle existe avec les mêmes caractères en dehors de celte maladie.