COMPLICATIONS CUTANÉES ET GÉNITALES
Quelques maladies de la peau paraissent sous la dépendance de la dyscrasie diabétique.
Eczéma. — Parmi ces maladies, on range l’eczéma, bien qu’il soit souvent difficile de dire la part de l'arthritisme dans sa production chez les diabétiques. Toutefois, dans quelques cas, l'influence de la dyscrasie diabétique n’est pas douteuse ; j'ai pu m’en convaincre chez un ingénieur, Agé de soixante ans, très arthritique. Ce malade, dont le diabète était resté méconnu, et qui, par gourmandise, croquait des sucreries toute la journée, souffrait depuis deux ans d’un eczéma très prurigineux, occupant la plus grande partie du tronc et des membres. De nombreux traitements, conseillés par d’éminents spécialistes, n’avaient pas été suivis d'amélioration. C’est dans ces conditions qu’appelé à le voir, je soupçonnai et reconnus le diabète. Avec un régime convenable, la proportion du sucre urinaire, qui s’élevait à GO grammes par litre, ne tarda pas à diminuer, et l’eczéma disparut sans retour. Plus tard, le malade est mort d’angine de poitrine.
Psoriasis. — La coïncidence du psoriasis et du diabète a été signalée *, et on dit que, dans ce cas, le diabète est peu grave, parce qu'il est arthritique. Mais il n’en est pas toujours ainsi :
1 . Garkl et Collet. ( Annales des maladies de l'oreille et du larynx, 1895).
2. F. -A. Hoffmann. Constitutions krankheiten, Stuttgart 1893, p. 315.
3. Voy. Ghubb. ( Berliner kl. Woch ., 1897, p. 1134). — Saai.peld. [Deutsche med. Woch., 1903, n° 30).
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COMPLICATIONS DU DIABETE
j'ai vu succomber, à ma clinique, de coma acélonémique, un cultivateur de trente-quatre ans, porteur depuis douze ans d'un psoriasis des coudes et des genoux. Le diabète était survenu sans cause connue, un an environ avant la mort; et, pendant plusieurs mois, le malade a uriné quotidiennement 3 ù 10 litres d'urine renfermant 40 à 30 grammes d’urée et 500 à 700 grammes de sucre. A l’autopsie, le pancréas a paru sain. Le foie présentait des altérations histologiques (secondaires).
Urticaire. — Il n’est pas impossible (pie la dyscrasie diabétique favorise la production d’une urticaire1.
Xanthonie. — Sous le nom de xanthome, les dcrmalologistes désignent une affection de la peau caractérisée par des taches jaunes de petites dimensions, quelquefois saillantes, ou bien présentant l’apparence de nodosités intradermiques. Cette affection, assez commune chez les iclériques, est beaucoup plus rare chez les diabétiques.
Les cas anciens, au nombre d’une douzaine, sont cités par Maleom-Morris cl Jackson-Clarke2. D’autres ont été publiés par Crocker3, G ans', Topfer8, Schwenter-Trachsler®, Sherwell et Johnston7, Borellini8, Marullo 9, Leven 10, Hallopeau et Vieillard ", etc.
1. Voir Marchàl (de Calvi), loc. cit.,c t Emma Hillstein ( Centralblall fiir innere Medicin, 1895, p. 75).
2. Malcom-Morris et J. Jackson-Clarke. (. Dritish Journal of Dermatology, août 1892, p. 237).