‹ Le diabète sucréChapitre 595 sur 654 · TERMINAISONS · texte numérisé non relu

TERMINAISONS

Scegen, v. Mering, Rumpf, Léo2 contestent d’une manière formelle que le diabète puisse guérir. D'autres sont moins absolus. Parmi eux je citerai Kiilz, Scnator, Frerichs et Ebstein, cliniciens dont l’expérience en matière de diabète est bien connue. Je me range sans hésitation à côté d’eux.

Léo n’admet la guérison du diabète que si le sujet supporte sans glycosurie une ingestion excessive d’amylacés. — Cette condition est exorbitante. Avec un tel critérium, il faudrait considérer comme dyspeptique quiconque est incommodé par un excès de nourriture ou, comme cardiaque, quiconque a des palpitations après un exercice forcé.

Je reconnais d’ailleurs que la guérison du diabète n’est pas commune3 et que la plupart succombent à une complication. Les plus fréquentes sont le coma, la septicémie et la tuberculose pulmonaire.

Il est d’autres terminaisons du diabète; mais ce ne sont pas des guérisons. Telle est par exemple la cessation de la glycosurie chez un diabétique atteint de cirrhose du foie '. Sans

1 Une de mes malades actuellement Agée de plus de soixante-dix ans, est atteinte d’un diabète que j’ai constaté il y a vingt-cinq ans et qui existait à cette époque depuis un temps que je ne puis préeiser. Je l'ai soignée il y a quinze ans pour des accidents cardiaques graves, avec albuminurie intense. Actuellement elle n’a plus d’accidents cardiaques. L’albuminurie est intermittente, et la glycosurie. qui ua jamais cessé, est devenue assez modérée, grâce au traitement.

-■ Léo. (Berlin klin. Woch., 1904, n° 50, avec bibliographie).

3. On a maintes fois signalé la réapparition du sucre chez d’anciens diabétiques réputés guéris. Cela n'a rien d’extraordinaire; car chez ces sujets la disposition, au moins, doit persister.

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