‹ Le diabète sucréChapitre 635 sur 654 · Worms. (Bulletin de l'Acad. de Médecine, 1889 et · texte numérisé non relu

Worms. (Bulletin de l'Acad. de Médecine, 1889 et

MÉDICAMENTS

le diabète, exerce une action anti-glycogénique du même genre que l’antipyrine'.

Salicylates ; Salol ; Aspirine — Il est possible que ces médicaments— qui ont souvent diminué la glycosurie — agissent surtout comme antiglvcogéni jues ; mais, d’après quelques-unes de mes expériences sur le chien, je serais porté à croire que leur influence sur la glycolyse n’est pas négligeable. Je les ai souvent employés avec succès.

Sédatifs. — Opium. — Ce médicament, à l’état de thériaque, et, plus récemment, à l’état d'extrait, a été beaucoup employé dans la cure du diabète. Il est incontestable qu'à dose forte, il diminue beaucoup la glycosurie et la polyurie. Si le diabète est compliqué d’insomnie et de douleurs, il fait merveille. Mais après l’avoir beaucoup expérimenté, je n'hésite pas à dire qu’on ne saurait le considérer comme un médicament antidiabétique. C'est seulement parfois un assez bon antiglycogéniqueI * 3. Dans mes expériences avec Martz, j’ai constaté (pie si on additionne de morphine le sang circulant à travers le foie, celle substance n ’em pèche pas la destruction du glycogène. Cela prouve qu'elle n’intluence pas d’une manière directe, comme fait la quinine, le proloplasma de la cellule hépatique, mais seulement par l'intermédiaire du système nerveux.

On sait que, d’après Lécorché, l’opium modérerait la dénutrition azotée. Reprenant celte idée, von Mering et Minkowski ont

I Mais moins favorable, saul dans des cas exceptionnels. Ainsi j’ai vu un diabétique chez lequel la quinine agissait mieux que tout autre médicament.

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