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dit que l’opium était particulièrement apte à empêcher la glycogénie qui se fait aux dépens des matières protéiques. Celte action serait précieuse, mais je n'ai pu me convaincre de sa réalité.
Dans quelques cas, la belladone, associée ou non à l’opium, a paru utile. Mais, en raison de la sécheresse de la gorge que cette substance détermine, on ne peut continuer longtemps son emploi, et je n’ai pas eu à m’en louer.
Bromures. — Begbie (d’Edimbourg) aurait employé avec succès le bromure de potassium chez deux diabétiques (-1866) . Depuis lors, ce médicament a été recommandé par plusieurs praticiens, notamment par Félizel. Comme il ne favorise pas la glycolysc, il modère sans doute la glycogénie. Mais son action à cet égard est assez limitée. Théoriquement, il paraît indiqué dans le diabète nerveux ; mais, en fait, il est peu ellicace; et en raison de son action déprimante, son administration, en général, ne peut être prolongée longtemps.
Médicaments divers. — Arsenic. — Ce médicament à dose toxique, est azoamylique, ainsi que Saïkowski l'a autrefois montré. On comprend donc qu’à dose très forte, il diminue la glycosurie. Mais « dose médicamenteuse , il ne parait pas antidiabétique. Comme modificateur de la nutrition, il remplit toutefois d’utiles indications; aussi, dans certains cas, a-t-il fait de véritables cures. Je suis d’autant moins disposé à le contester que le phosphore, qui est loin de passer pour un agent recommandable chez le diabétique, parait avoir été utile dans un cas de diabète nerveux (?).Tout est possible en thérapeutique.
Alcalins '. — A dose très forte, le bicarbonate de soude met obstacle à la glycogénie-; mais aux doses thérapeutiques, utili-
1. Pour l’historique de ta médication alcaline dans le diabète voir Hhouardel. (Elude critique des diverses médications du diabète sucré, Paris. 18G9).
2. Voir |>. 119, note 1. La dose de 2 à 5 grammes de bicarbonate
MÉDICAMENTS
sées chez les diabétiques, ce sel ne peut agir de cette façon. On sait que les alcalins sont employés en chimie pour favoriser les oxydations, et qu'ils agissent probablement en se transformant en peroxydes. Quoi qu’il en soit, l'expérience clinique a prouvé leur grande utilité dans presque tous le cas de diabète. Je dis presque tous, parce que chez certains malades on les a vus augmenter la glycosurie.
Manganèse. — Des alcalins il faut rapprocher les sels de manganèse qui paraissent incontestablement agir comme oxydants. Nous savons que la glycolyse n’est pas un simple phénomène d'oxydation et que les ou y t/as r s ne parviennent pas à attaquer la molécule de glycose '. Les oxydants ne sauraient donc suppléer au défaut du ferment glycolytique, mais ils ont quelque utilité, en terminant la glycolyse.
Les inhalations d'oxygène et Y air comprimé n’ont qu'une utilité restreinte.
Levure de bière — Le suc de la levure est certainement glycolytique, ainsi que l’a montré Büchner. Aussi était-il naturel de l’employer dans le diabète, bien (pie, d’après mes expériences faites avec Martz*, il ne soit pas très actif. Jusqu’ici les résultats obtenus n'ont pas été décisifs. Boulud a essayé l'invertinc, ferment qui se trouve, comme on sait, dans 1a levure de bière. Mais elle parait peu glycolytique.
Opothérapie pancréatique. — La sécrétion interne du pancréas favorisant la glycolyse, on pouvait a priori espérer beau-
ilc soude, doge très forte pour un petit chien. Elle correspond à 20-50 grammes au moins de bicarbonate pour l’homme. La diminution de la glycogénie est d’accord avec le fait qu!en milieu alcalin l’activité des diastases glycogéniques est entravée.
I Les oxydases signalées par M”° Sieber dans la fibrine du sang sont, jusqu’ici, les seules oxydases connues qui soient douées d’un pouvoir glycolytique. Ce pouvoir est, d’ailleurs, faible. Voy. mon article (ii.Ycoi.vsE dans le Dictionnaire de physiologie, de Ch. Kichet.
-• Lkpinb et Martz. \rchives de pharmacodynamie, 1899, p. 99 .
TRAITEMENT
coup do l'opothérapie pancréatique. Mais les résultats n’ont nullement répondu aux espérances, ce qui peut s’expliquer à l’aide de diverses hypothèses1.
Opothérapie hépatique. — Introduite dans la thérapeutique par (Gilbert et Carnot, l’opothérapie hépatique s’est montrée au contraire utile, dans quelques cas, d’ailleurs rares, de diabète. C’est une médication exceptionnelle, et qui trouve son indication dans la déchéance de la cellule hépatique. Elle agit comme euzoamylique.
Jambul. Myrtilles. — Le jambul est une mvrtacée que l’on rencontre dans les Indes orientales et t\ Java. Colosanti et Martz, qui ont étudié son action sur les digestions artificielles d’amidon, admettent qu’il renferme une substance entravant la production du sucre. Le jambul a été utile à quelques diabétiques. Ouanl au suc de myrtilles il est inetïicace.