EXERCICE MUSCULAIRE
bord de la mer, on tiendra compte des chances de refroidissement, qu’il faut écarter autant que possible.
Cures hydro-minérales. — Une cure hydro-minérale, surtout thermale, est souvent avantageuse à certains diabétiques. Elle peut diminuer la glycosurie.
Alors même qu’elle ne produirait pas immédiatement ce résultat il ne faudrait pas croire qu’elle a été sans utilité, si elle a amélioré l’état général. Je dirai même que dans certains cas, elle a rendu service au malade alors même qu’il en est revenu plus glycosurique qu'auparavont. Car le paradoxe de Cl. Bernard, qu’il faut être bien portant pour être diabétique, renferme une part de vérité. Un cachectique devenu aglycosurique, et qui redevient glycosurique après une cure thermale, est plus résistant vis-à-vis de certaines complications. — Les eaux minérales agissent en partie par leur lhermalité, en partie par le bicarbonate de soude et d’autres sels, et peut-être par des principes inconnus, soit euzoamyliques, soit glycoly tiques, que certaines d’entre elles posséderaient.
Exceptionnellement l’hydrothérapie a pu rendre quelques services, mais il faut s’en méfier chez les diabétiques graves. La condition essentielle est que le malade puisse réagir.
Exercice musculaire. — Parmi les excitants de la glycolyse il faut placer l'exercice musculaire, préconisé depuis Trousseau et Bouchardat, qui en faisaient, avec raison, un élément important de la cure du diabète. Malheureusement, on ne peut le recommander à tous les malades1, et il faut même l'interdire aux diabétiques arrivés à la période de dénutrition ; car la fatigue augmente cette dernière. L’exercice musculaire intempestif agit donc comme le surmenage intellectuel, les soucis, etc. 11
1. V. Fernand Lagrange, La médication par l'exercice, p. 292, et le volume Physiothérapie, dans la Bibliothèque de thérapeutique Gilbert et Carnot.
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pciil augmenter la glycosurie, l’acétonurie et amener un collapsus cardiaque promptement mortel.
I ’u certain nombre de diabétiques se trouvent bien du massage.
Electricité. — On a traité des diabétiques par les courants continus, par l’électricité statique, et, plus récemment, par les courants de haute fréquence qui, au point de vue de leur action physiologique, présentent une grande analogie avec l’électricité statique. Les résultats paraissent médiocres. Du reste l’action désassimilatriee provoquée par l'électricité peut être, dans certains cas, défavorable : De Renzi et Rcale, chez des diabétiques virtuels, dont le sucre avait disparu de l’urine, l’ont vu reparaître à la suite de l’emploi de courants de haute fréquence.
Influence du tabac sur le diabète — On est souvent consulté par les diabétiques quant à l’influence du tabac sur leur maladie. Bien que l’intoxication nicotinique aigué produise la glycosurie1, je ne crois pas que le fait de fumer aggrave le diabète. Au moins ne l’ai-je pas constaté. Mais l’abus du tabac est certainement dangereux pour les diabétiques dont le cœur n’est pas sain .
RÉSUMÉ
En résumé, les sujets héréditairement prédisposés au diabète ou déjà diabétiques devront s’astreindre aux prescriptions les plus rigoureuses de l'hygiène et régler leur alimentation de concert avec leur médecin, en évitant avec soin l’excès non seulement des hydrates de carbone, mais des viandes. Si le diabète a acquis une certaine gravité, ils devront à cet égard redoubler de précautions, et le plus souvent faire usage de quelques médicaments. Pour apprécier d’une manière sûre l’utilité de tel régime, la nocivité de tel autre, l'efficacité de telle médication, il faut que