‹ Le diable à Paris (volume 2)Chapitre 63 sur 143 · IL U · texte numérisé non relu

IL U

PlISSANCE RENFERMÉE DANS LE MOT '. — MAITRESSE.

La maîtresse n'est pas la fcnïellc du maître, comme unedéfmition inexacte semblerait le laisser croire. Elle s'appelle maîtresse, parce qu elle est tout simplement le maître. Elle est maîtresse, ou de la volonté, ou des actions, ou de la pensée, ou des secrets, ou de la fortune, ou de Thonneur, ou de la vie de Thomme, ce qui ne laisserait pas grande autorité au maître si elle en avait un ; et voilà pourquoi elle se nomme à bon droit maîtresse.

Quand on dit : « M. le comte se promenait aujourd'hui au bois avec sa maîtresse, » cela signifie que la maîtresse de M. le comte a voulu aller se promener au bois, non pas à cause de Tenvie que o^lui-ci en avait, mais malgré son envie.

J'ai mené ma maîtresse au bal, je conduirai cette année ma maîtresse en Italie ou aux eîiux, je vais chez ma maîtresse, cela veut dire, dans les mœurs parisiennes, ma maîtresse veut que je la mène au bal, que je la conduise en Italie, et elle consent à me recevoir chez elle.

Ainsi une maîtresse parisienne vous laisse faire, non pas tout ce que vous voulez, mais bien tout ce qu'elle veut. Cela n'a pas toujours été ainsi, on peut le voir par :

LES MAITRESSES ANTIQUES, Ql'lL NE FAIT PAS CONFONDRE AVEC LES VIEILLES

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