LIS SEK)§ DS PA'JUS
Métempsycoses et Palingénésie^. — 4.
Et avoir eu cabriolet l.
Par Go arni.
Gravé pnr B\ra
ILES ©EffflS ©E parus.
Métempsycoses et Palingénésies. — o.
Fraîchement décoré.
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Gravé par Roucki .
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Métempsycoses et Palinêenésies. — 6.
Ruines d'un Elleviou
i'.ir GAVarmi.
les ®eei§ ©g p&ms.
Métempsycoses et Palingénesies. — 7.
Mauvais sujet, qui pourrait être son propre grand-père.
Par OaVarui
Gravé par Bara cl Gérard
\ OIOI ON RECONNAIT UN HOMME DE LETTRES A l'AHIS,
ET Cf. QV ON Y ENTKND PAR CE MOT : UN LIVRE.
Paris est, sans contredit, la ville du monde où se trouve le plus grand nombre d'hommes de lettres. Cette abondance d'écrivains qu'on y remarque vient sans doute de ceci : que pour être homme de lettres à Paris, il faut avoir t'ait un livre; comme il faut, pour y être peintre, avoir fait une grande page. Or, un livre, c'est une idée, ou quelque chose qui y ressemble, ou même quelque chose qui ne ressemble à rien, et dont le nom occupe à titre courant la partie supérieure d'un in-octavo de quatre cents pages. De ce qui est dessous, Dieu garde qui s'en soucie ! Dans un livre, vous avez deux choses : le litre, qui doit être bref, imposant, plein de je ne sais quel curieux mystère, comme l'étiquette d'une boîte précieuse : fie la raison, du (joùt, de l'esprit; et puis la matière, qui est tout ce qu'on veut, moyennant qu'elle ait les qualités essentielles de la matière, c'est-à-dire les dimensions de hauteur, de largeur et d'épaisseur dont se compose un parallélipipède compacte de papier imprimé. Après cela, si vous y trouvez de l'esprit, du goût et de la raison, c'est tout gain; nous n'en demandons pas tant : nous avons, grâce au ciel, un livre H un auteur de plus. Faut-il s'en plaindre? Non; mais il est sage pointant de se métier d'un pays où les grands écrivains se comptent par centaines, et d'une littérature où les livres célèbres sont si nombreux qu'on ne saurait les compter.
J'ai connu un homme d'un savoir immense qui avait passé sa vie à recueillir, selon l'ordre OÙ il les avait acquise-,, tontes les notions scientifiques el rationnelles de I espèce . et comme cet ordre se trouvait être naturellement celui d'une excellente éducation , où la pensée parfaitement dirigée
ir,
\ï*l LE TIROIR l>l DIABLE.
procède, dans une progression continuelle, de ses premières perceptions aux résultats les plus excentriques de l'étude et de la réflexion, il avait fini par -e faire pour son usage une encyclopédie bien supérieure à eelle de M. d'Aleniberi, sur un plan bien préférable à celui du chancelier Bacon. Le jour de sa mort, qui arriva le 9 octobre 1808, s'avisant qu'il n'avait point donné de litre à son ouvrage, il se lit apporter le manuscrit sur son lit, parcouru) d'un regard la première et la dernière page, el d'une main encore ferme écrivit les mois suivants au frontispice :
DES cochons d'inde.
Son omniseienee ne le pousserait pas aujourd'hui à une place d'académioien libre dans la section de zoologie.
Les anciens prosateurs ne savaient ce que c'était qu'un livre. Pythagore, Démocrite; Socrate, Epicure, n'en ont pas fait un seul. C'est lout au plus si l'on oserait donner ce nom maintenant aux dialogues de Platon, aux aphorisme* d'Hippocrale, et aux morales de Plularque. Athénée, .Klien, Slobee. Valère-Maxime, Aulu-Gelle, Macrobe, Montaigne, Lamotte le Vayer, Diderot, ont nettement tranché la question. Ils n'ont laissé que des pages avec lesquelles il y a des livres à l'aire pour mille générations de pédants.
Il faut tout dire. Nous avons bien encore quelques grands écrivains qui n'ont pas fait délivres; mais ceux-là étant tombés dans l'excès contraire à celui que je reprends et n'ayant jamais écrit une ligne de leur vie, ce que j'ai avancé, que pour être homme de lettres à Paris il faut avoir écrit un livre, reste vrai ; ii moins qu'on ne veuille transformer ainsi la proposition : i< Pour être homme de lettres il Paris, il faut n'avoir jamais rien écrit. »
Pour moi, si une méchante habitude, ou le besoin de me distraire des angoisses de la maladie, tant que je ne serai pus parvenu à dire avec Possidonius que la douleur n'existe pas, nie réduisaient encore à écrire, ce ne serait pas pour entreprendre un livre. J'abandonnerais tout au plus aux dernières pages de mes tablettes décousues quelques souvenirs, quelques impressions, quelques rêveries sans suite, en attendant que la mon vienne souffler en riant sur ces feuilles sibyllines, el les rendre avec moi
aux éléments.