DEUX BOURGEOIS
PREMIER BOURGEOIS. — Qu'y R-t-il, coHipère? vous avez la mine douloureuse , ce matin.
SECOND BOURGEOIS. — Maîs vou&semWez singulièrement triste vous-même, père Mathias.
PREMIER BOURGEOIS. — C'cst quc je vicns de reconnaître que je m'étais trompé sur la vocation de mon flls.
SECOND BOURGEOIS. — J'ai de mon côté le même sujet d'affliction. *
PREMIER BOURGEOIS. — Cela cst Singulier. Mon fils, dès son bas âge, n'aimait rien tant que de compter sur ses doigts, et de plier les mouchoirs de sa mère. Je le vouai au commerce.
SEcoiND BOURGEOIS. — r C'cst commc le mien , père Mathias. Rien de plus clair en apparence que sa vocation. Il ne pouvait souffrir d'être habillé autrement qu'en artilleur, et, dès huit ans, il battait du
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tambour (Je façon à surprendre tout le monde. Je Tai fait étudier pour être militaire.
PREiciBE BOURGEOIS. — Eh bien 1 croiriez-YOus que mon drôle n'a jamais pu discerner le mètre de Faune, ni le coton de la soie? c'est ce que \ient de me déclarer son patron.
SECOND BOURGEOIS. — Le mien vient de prendre la fuite dans une escarmouche.
PREMIER BOURGEOIS. — Et Cependant mon Qls est rempli de moyens.
SECOND BOURGEOIS. — Cela ne m'étonne pas , père Mathias, car le mien est plein de courage. Adieu. (Ils s*'éloignenQ