ACTE I, SCENE Vlii
Hâtons-nous d'accourir ! (bis) Hâtons, hâtons-nous d'accourir.
(Pendant le chœur, Prelinpinpin est entré, monté sur un char traîné par un de ses acolyies, els'arréle au milieu du théâtre. — Un paillasse joue de ia trompette , un autre bat de la grosse caisse.)
PRELINPINPIN.
Air de l'Eau merveilleuse.
C'est moi ! messieurs ; c'est moi ! c'est moi ! Des sorciers vous voyez le roi; Je confonds les plus incrédules.
Je vends élixirs et pilules; Prenez, prenez de mes pilules!
C'est moi ! messieurs ; c'est moi ! c'est moi ! Des sorciers, oui, voilà le roi !
(Il distribue ses paquets.) Messieurs, mes élexirs sont des plus efficaces : Par eux, de tous les maux on brave les disgrâces; Ils donnent l'appétit, et blanchissent les dents; Ils font vivre cent ans.
Vernissent la chaussure.
Essayez leurs vertus!
Demain, je vous le jure, Ce que je vends deux sous se vendra mille écus !
(Parle.) Ce n'est pas tout, messieurs; je suis de plus escamoteur, prestidigitateur et jongleur. Je jongle avec des pommes d'apis, des pommes de reinette, des obus, des boulets de trente-six... avec la porte Saint-Denis et la porte Saint- Martin, quand le gouvernement consent à me les prêter, ce qui est fort rare. Vous allez voir, messieurs, vous allez voir !
U LE DIABLF; A QIHTKE.