SCÈNE III
Phœbée s'avance vers Frédéric et lui fait des reproches sur son abandon. Le jeune comte s'éloigne sans lui répondre. La danseuse feint alors de fondre en larmes, Frédéric, ému, court à elle et redevient presque tendre, il la console et lui pardonne : le page lève les épaules, et a l'air de lui dire qu'elle se moque de lui , mais Frédéric, tout à son amour, refuse de l'écouter !
La fête recommence ; Phœbée laisse tomber le manteau qui la couvrait et se mêle à la danse. Le page qui voit l'ancienne passion de Frédéric renaître à l'aspect des grâces et du talent de Phœbée , va la prier de danser avec lui. Alors commence un pas original, où, tout en dansant, le diable la fascine de telle sorte qu'elle finit par tomber clans ses bras au moment où le comte allait faire cesser cette danse étrange. Frédéric s'approche avec surprise et courroux ; il interroge sa maîtresse qui semble sortir d'un rêve. La danse cesse... tout le monde stupéfait se retire sur un signe du comte, furieux d'un semblable événement !