SCENE V
A peine Frédéric s'est-il éloigné que Lilia paraît conduite par Tlîérésine sa mère... Cette fois, ce n'est plus une fiction, c'est la jeune fille qui vient visiter son frère de lait, l'objet de toutes ses pensées.
Le page sent que cette rivale est plus dangereuse que toutes les autres. Quel triomphe, s'il la rendait infidèle. Il éloigne Thérésine d'abord, et resté seul avec la jeune fille , il lui prend la main... Lilia la retire vivement, comme si elle eût senti le contact d'un fer rouge. Le page sourit et commence à devenir tendre avec Lilia , quand Frédéric reparaît tout-à-coup , à la grande surprise du diable, qui prend aussitôt un air innocent à la vue de son maître.