SCÈNE IV
Frédéric accourt sans voir Lilia d'abord, il interroge tout le monde sur le sort de celle qu'il aime... Il l'aperçoit enfin et va tomber à ses pieds. Il lui peint ses transports , son bonheur en la retrouvant après avoir cru la perdre !... « Et c'est pour moi! pour sauver mes jours, lui dit-il , que tu as exposé les tiens ! » Il ne lui cache plus son amour ; lui montre sa croix d'or qui ne l'a pas quitté. Le trouble de la jeune fille dit assez à Frédéric combien il est aimé. Le comte veut montrer à Lilia toute sa tendresse; il veut lui consacrer une vie qu'elle lui a conservée, et lui offre de l'épouser. Lilia , tremblante de surprise et d'émotion, n'ose croire à un tel sort. ïhérésine elle-même est stupéfaite d'une pareille olfre. Frédéric insiste ; il est riche, heureux; il veut s'unir a celle qu'il aime , et faire à jamais son bonheur. Il la conjure d'accepter... Lilia ne sait que répondre a tant d'amour; mais le comte la supplie de nouveau , et Lilia , ivre de joie , tend enfin la main a Frédéric avec une vive expression de reconnaissance et d'amour. Â ce moment reparaît Uriellc , qui voit tout d'un coup-d'œil et semble éprouver la plus vive douleur.
Hortensius complimente son élève sur le sage parti qu'il vient de prendre. Thérésine et les jeunes filles s'empressent autour de Lilia, et la félicitent sur son bonheur... Frédéric veut que le mariage se fasse le jour même ; il va tout préparer. Tandis que les compagnes de Lilia emmènent la
jeune fiancée dans sa chaumière pour commencer les apprêts de sa toilette de noce... Frédéric sort suivi du vieux docteur, après avoir fait ses adieux à sa fiancée.