‹ Le diable amoureuxChapitre 38 sur 45 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

Frédéric ne se contient plus ; il s'approche d'Urielle avec rage , et lui demande compte de sa désobéissance. « Tu peux la sauver, » lui répond Urielle, «Lilia peut encore t' appartenir. — Parle, parle!., s'écrie le jeune homme, mon sang, ma vie, tout est à toi... — Je veux mieux que cela, lui dit le démon... je veux ton âme !.. Frédéric recule épouvanté... « Signe cela, » lui dit Urielle en lui montrant le pacte... « et je te rends celle que tu aimes... » Frédéric repousse la dangereuse créature ; mais Urielle lui montrant le fond du caravansérail lui fait écouter un air de marche : c'est celui du départ et de l'enlèvement de Lilia. Frédéric, au comble du désespoir, résiste encore; mais bientôt on aperçoit le visir, entouré de ses gardes, traverser le bazar, escortant la litière qui renferme Lilia.

A cette vue , le comte ne se connaît plus. . . Il saisit le parchemin que lui présente Urielle, et , se piquant le bras de son stylet, il signe le pacte infernal qui le perd à jamais.

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