‹ Le diable au moulin operacomique en un acteChapitre 19 sur 34 · ANTOINE, B0N1FACE · texte numérisé non relu

ANTOINE, B0N1FACE

ANTOINE

Ah! Dieu! je ne me tiens pas de joie, père Boniface! C’est qu’elle est gentille comme tout, vot’ nièce I un vrai bijou! Et faut-il que j’aie une chance qu’elle ait pensé à moi !

BONIFACE, s’asseyant.

Je te dis que tu as renversé la mode; ce sont les jolies filles qui te font les avances.

Il y en a dans les environs qui n’y mordraient guère, au*

, avances.

BONIFACE

Écoute donc, tu passes dans le pays pour être un peu mau* vaise tète.

ANTOINE

ie suis fougueux, voilà.

BONIFACE

Four un rien, tu t’emportes, tu cries.,.

ANTOINE

C’est le sang.

BONIFACE

Tu casses.

ANTOINE

C’est le sang.

BONIFACE

Tu tapes.

ANTOINE

Puisque je vous dis que c’est le sang !

BONIFACE

Je te crois ! on n’est pas maître de ça !

Mais ce qu’il y a de bon, c’est qu’une minute après je n’y pense plus. Et puis, soyez tranquille, père Boniface, quand je sentirai la moutarde me monter, je passerai ça sur quéqu’ chose, sur un voisin... ou sur Fargeau, n’importe... mais ma femme n’a rien à craindre. Oh ! Dieu!... une petite créature si mignonne, si douce...

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