SCÈNE IV
Les mêmes, BONIFACE, MARTHE.
BONIFACE
Eh bien! où allez-vous donc?... Je vous fais sauver?
fargeau.
Tiens!... c’est monsieur Boniface.
TOINETTE
Eh ! bonjour, monsieur Boniface.
BONIFACE
Bonjour, mes enfants. Votre maître est-il au moulin?
FARGEAU
Il vient de sortir.
* TOINETTE
Mais il ne tardera pas à rentrer.
BONIFACE
Tant mieux! Je viens régler avec lui mes comptes de l’année; mais cette fois, comme vous voyez, je n’étais pas seul dans ma carriole; j’avais amené celte grande fille-là... (u montra Marthe.) ma nièce, qui est avec moi depuis Pâques, et qui a voulu voir votre pays qu'elle ne connaissait pas...
MARTHE
Et qui me plaît beaucoup.
TOINETTE, faisant, la révérence.
Vous êtes ben honnête, Mam’selle.
FARGEAU
Y en a d’ plus beaux et d’ plus vilains. (Marthe remoule et examine 1a chambre.)
BONIFACE, donnant ton fouet et sa limousine à Fargeau.
Mon garçon, je compte sur toi pour mettre mon cheval à l’écurie. Et si le bourgeois se fait attendre, Toinette aura bien un morceau de quelque chose à nous donner.
TOINETTE, le tirant par la manche.
N’ayez point peur, il y aura gala tantôt.
FARGEAU, le tiraDt de l'autre côté.
Vous arrivez à point pour en prendre vot’ part.
BONIFACE
Antoine régaler des amis! Il n’a donc pas mis son bonnet de travers, aujourd’hui?
FARGEAU
11 y a ben du neuf...
TOINETTE, poussant Boniface.
Allons, Fargeau, va donc vite à ton ouvrage, au lieu de bavarder sur ce qui n’ te regarde point.
FARGEAU, agitant son fouet devant le visage de Boniface.
Et toi, ne va pas oublier c’que t’a dit not’ maître.
TOINETTE
Tu n’as pas besoin de m’ conseiller.
Ni toi non plus.
FARGEAU
TOINETTE
J’ sais c’ que j’ai à faire.
FARGEAU
Et moi itOU ! (Boniface les pousse dehors en rianl.;