‹ Le diable aux champsChapitre 54 sur 88 · JENNY, FLORENCE · texte numérisé non relu

JENNY, FLORENCE

Florence, tressaillant. — Quoi ! c'est vous , mademoiselle Jenny? Je vous prenais pour une statue. Que faisiez-vous donc là, appuyée contre la rampe ?

jenny, troublée. — Mon Dieu, je pensais, je ne sais à quoi. Je ne vous ai pas entendu venir. Madame me demande, sans doute!

Florence. — Madame est fort préoccupée aussi. Que craignez-vous donc encore toutes les deux? Dites, Jenny, que puisse-je faire maintenant pour que vous soyez contente de moi, vous?

jenny. — Moi? rien! Je suis contente, et je vous remercie.

Florence. — C'est moi qui ïous remercie d'être contente, Jenny! Allons... voilà minuit qui sonne!...

jenny, tressaillant. — Ah oui, minuit! Adieu, Florence !

Florence. — C'est bonsoir que vous voulez dire?

jenny. — N'est-ce pas la même chose ?

Florence. — Non ! Vous m'avez dit cet adieu-là comme si nous ne devions pas nous revoir avec plaisir demain matin.

jenny. — Allons, monsieur Florence, on vous attend, vous le savez bien.

Florence. — Ah ! et comment le savez-vous ? jenny. — Parce que je viens de la voir. Mais je crois que

madame sonne! Adieu!

Florence. — Encore adieu? (Jenny s'éloigne.) Qu'a-t-elle donc

contre moi?

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