‹ Le diable aux champsChapitre 74 sur 88 · IG · texte numérisé non relu

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Dans le parterre.

DIANE, GÉRARD

GÉRARD, sans rien dire, prend la main de Diane, la conduit à un banc ombragé, se met à ses genoux et fond en larmes.

diane. — Ah ! vous m'aimez donc, vous? Vous m'acceptez telle que je suis, avec mes défauts, mes travers et mes fautes? Eh bien, vous avez raison, bon cœur que vous êtes! Et vous seul peut-être saurez me guérir et me fixer. Gérard, je ne suis pas méchante, je ne suis pas pervertie, je suis folle! J'ai vécu dans le faux, dans l'excitant, dans le vide l Une âme droite et qui s'abandonne comme la vôtre, est ma seule planche de salut. Aimez-moi, Gérard, et, au nom du ciel, faites que je vous aime !

(Elle fond en larmes aussi, en tendant ses deux mains à Gérard, qui les couvre de baisers.)

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