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tante qui est facile à mettre en évidence au niveau des vésicules séminales du souriceau mâle impubère.
Plusieurs animaux d’expérience ont été successivement essayés pour mettre en évidence ce test de la grossesse, deux seulement ont été retenus comme pratiques :
1° — Les souriceaux mâles impubères. Hypertrophie considérable des vésicules séminales sous linfluence d’injections d’urines de femmes enceintes.
2° Lapines impubères, ou pubères, mais tenues éloignées du mâle. Chez ces lapines, l’injection d’urine de femmes enceintes provoque l’apparition, au niveau des ovaires, de nombreux follicules hémorragiques (Friedman et Adèle Brouha).
Dans sa thèse, Laviron a rapporté les résultats de recherches faites en prenant comme moyen d’étude, le souriceau mâle impubère. Nous rappelons qu’il a obtenu 100 % de réponses justes confirmées par l’évolution clinique.
Dans les expériences poursuivies à la clinique obstétricale, sous la direction du Docteur Pigeaud, on a été conduit à renoncer à ce test, car l’emploi de ces petits animaux comporte de nombreux inconvénients :
1° — On n’a pas toujours sous la main, au moment voulu, des souriceaux assez petits pour être utilisés ;
2° — Ces souriceaux, très jeunes, sont fragiles et meurent souvent au cours des expériences ;
3° — La réponse n’est obtenue qu’au dixième jour et pendant dix jours, il est nécessaire de s’astreindre à une injection d’urine.
Cependant, il faut reconnaître que le diagnostic
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fait dans ces conditions est particulièrement sûr, et que, à condition d’avoir un élevage de souriceaux, ces petits inconvénients que nous avons signalés peuvent être réduits au minimum.
Malgré tout, la réponse ne peut être obtenue qu’au... dixième jour.
Depuis le mois de novembre, à la suite de la communication d’Adèle Brouha au dernier congrès de gynécologie et d’obstétrique, M. Pigeaud a utilisé la lapine pour détecter les hormones génitales dans l’urine des femmes enceintes. Il a bien voulu nous associer à ses recherches et nous confier ses observations. Dans 34 cas notre diagnostic a été confirmé par l’évolution clinique ou par les résultats d’une intervention chirurgicale.
Deux fois nous avons obtenu une réponse erronée, un cas doit être tenu pour douteux.
Mais dans les deux cas où notre diagnostic biologique s’est montré en défaut, il s’est agi d’erreurs de technique dont l’évidence a été démontrée par la suite.
Nous pouvons donc dire que ce moyen de diagnostic se montre dans l’ensemble extrêmement précis. Au demeurant, en admettant un faible pourcentage d’erreurs, ce pourcentage est réduit véritablement à rien si l’on pratique les injections à deux animaux au lieu d’un seul.
Nos recherches confirment entièrement les conclusions d’un travail important de MM. Brindeau et Hinglais paru dans « Gynécologie et obstétrique » (Mars 1932). Comme eux également, nous avons renoncé à Fcmploi de lapines impubères, animaux difficiles à
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se procurer, dont les ovaires sont parfois peu visibles et qui peuvent, lorsqu'ils sont vraiment trop jeunes ne pas répondre de façon très nette à la quantité d'hormones contenues dans les dix centimêtres cubes d’urines injectée.
Nous utilisons des lapines de 1.500 gr. à 2.000 gr. environ, qui nous semblent présenter le matériel le plus favorable. Au demeurant, la technique que nous suivons et qui est celle d’Adèle Brouha, paraît mettre complètement à l’abri de toute erreur d’interprétation. Nous signalerons que nous avons obtenu une réponse positive juste avec une lapine gravide, employée par erreur.
Voici comment nous procédons :
Les urines étant prélevées proprement (il est tout à fait inutile de pratiquer un cathétérisme), nous injectons cinq centimètres cubes dans la veine marginale de l'oreille de la lapine en expérience. Cette urine a été, au préalable, centrifugée et chauffée pour être injectée à la température du corps. Immédiatement, nous pratiquons sous anesthésie à l’éther, une laparotomie qui nous permet d'examiner les ovaires et de nous assurer qu’ils ne présentent pas de follicules hémorragiques. Pour plus de sécurité, et c’est là un point de technique qui nous est personnel, nous enlevons un ovaire qui nous servira de témoin.
Le lendemain matin, cinq centimètres cubes d’urine sont à nouveau injectés dans la veine marginale,
Le surlendemain, c’est-à-dire quarante huit heures après l’arrivée des urines au laboratoire, une deuxiè-
me Jlaparotomie est pratiquée sous anesthésie générale. Nous prélevons l’ovaire restant et nous l’examinons.
Cet examen, dans les cas positifs, nous montre la présence au niveau de l’ovaire de un ou plusieurs follicules hémorragiques du volume de la tête d’une épingle en verre. La comparaison des deux ovaires, l’un prélevé avant l'injection, l’autre après, est particulièrement démonstrative. Dans les cas négatifs, on ne note aucune modification ovarienne et les deux ovaires sont identiques.
En somme, l’emploi de la lapine adulte comme animal d’expérience, présente de très nombreux avantages. II est facile de se procurer des animaux. Ceux-ci sont très résistants, supportent très bien les injections d'urine et les deux laparotomies. En outre, la réponse désirée est obtenue en quarante huit heures, ce qui, dans quelques cas, où une intervention chirurgicale peut être discutée, présente un très gros intérêt.
Nos recherches personnelles, confirmant celles de plusieurs autres expérimentateurs, montrent que la réponse est toujours négative en dehors de la grossesse et en particulier au cours des périodes prémenstrueiles et aussi en cas de tumeurs de l’ovaire.
Dans ces travaux nous rapportons quelques observations dont quelques-unes accompagnées de photographies des ovaires prélevés l’un avant, l’autre après les injections d’urines.
Ces observations étant exposées, nous les groupe-
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rons en plusieurs catégories dont chacune correspond à un état physiologique ou pathologique spécial à propos duquel il est particulièrement intéressant de mettre en œuvre les procédés nouveaux de diagnostic biologique de la gestation.
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