‹ Le Diagnostic de la Tuberculose par les Procédés de LaboratoireChapitre 25 sur 29 · EN NE · texte numérisé non relu

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dans le pus, en voie de guérison, ne donnent que 24 p. 100 de cas positifs.

Ils trouvent un pourcentage de réactions positives particulièrement faible chez les porteurs de lésions fistuleuses avec état général médiocre. Maisonnet et Bass trouvent 78 p. 100 des cas positifs dans la tuberculose rénale et Rieux et Bass, 66 p. 100 dans la tuberculose péritonéale.

Chez 104 malades atteints de lupus, pour lesquels la durée de la maladie dépasserait au moins dix ans, Ichok, Goldenberg et Fried ont signalé dans 66 p. 100 des cas la réaction positive. Le reste de l'organisme était, chez ces lupiques, apparemment sain. Faut-il que la présence d'anticorps indique l'existence d'un foyer en évolution ou bien un état de résistance active?

Nous signalerons enfin les travaux de Massias, ceux d'Arloing et Langeron, concernant l’emploi de la réaction de fixation dans le liquide céphalo-rachidien. D'une manière générale, les résultats sont discordants, déconcertants parfois, et cela « par la mise en jeu de propriétés physico-chimiques qui nous échappent pour la plupart » (Arloing et Langeron).

Que faut-il conclure de toutes ces considérations et quelle est la valeur pratique de la réaction?

Pour les uns, la réaction a une valeur considérable ; pour les autres, cette valeur est beaucoup moins absolue.

Rieux et Bass estiment qu’une réaction positive est l'indice d'une lésion tuberculeuse en activité (sauf dans les cas de syphilis et de paludisme), mais, de plus, on peut avoir sur cette constatation une présomption de tuberculose que la clinique seule laissait incertaine.

D'autres prétendent que la réaction doit être pratiquée d'une façon courante dans les dispensaires d'hygiène sociale et dei préservation antituberculeuse.

Rist, Sergent, Pruvost, Bezançon et Bergeron sont beaucoup plus circonspects. [ls reconnaissent à la réaction de fixation un intérêt scientifique de premier ordre et une supériorité indiscutable sur les autres réactions, celles à la tuberculine en par-

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ticulier. [ls espèrent même que les travaux en cours permettront un jour son utilisation constante pour le diagnostic de la tubereulose, mais actuellement elle ne spécifie trop souvent que des lésions déjà importantes et se montre négative dans des cas nombreux de tuberculose légère, souvent avec élimination de ‘ bacilles.

Il ne faut done pas, dans la pratique courante, se baser sur cette réaction pour déclarer un individu sain ou tuberculeux; les conséquences d’une telle interprétation pourraient être, au point de vue social, désastreuses :

Néanmoins, chaque fois que le diagnostic sera hésitant, on demandera à la réaction de fixation de venir compléter l'investigation clinique, radiologique et bactériologique.

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