SERRE
ques nécessaires vis-à-vis de cette maladie (isolement,
recherche des porteurs, etc.).
Corynebacterium commune, L. Martin (Bacille d'Hof-
mann, bacille pseudo-diphtérique de certains auteurs).
Saprophyte rencontré fréquemment dans de nez et la gorge des individus “sains ; n’a aucun rapport avec le bacille diphtérique ;: de forme généralement courte (bacille en navette, en grain d’orge); ne produit pas d’acide aux dépens du glucose ni du saccharose, ne pousse qu’à la surface de la gélose Veillon: dépourvu de tout pouvoir hémoiytique.
Corynebaclerium cutis, nouvelle dénomination (Bacterium cutis commune, Ch. Nicolle; bacille paradiphtérique, Lubinski).
Saprophyte du tégument cutané et de ses dépendances;
non pathogène, ni virulent pour les animaux; produit de l’acide aux dépens du glucose ei du saccharose; pousse en général, à la fois à la surface et dans la profondeur de la gélose de Veillon; dépourvu de pouvoir hémolytique
ou ne produisant parfois l’hémolyse que tardivement.
Corynebacterium xerosis, Neisser et Kuschbert (Bacille
de la xérose).
Saprophyte des muqueuses oculaires, rencontré comme germe d'association, dans les cas de xérose conjonctivale; se distingue du corynebacterium cutis par ses cultures tardives, pauvres et sèches; non pathogène, ni virulent pour
les animaux; produit de l'acide aux dépens du glucose et
LA
du saccharose; pousse ën surface et en profondeur dans
la gélose Veillon; dépourvu de propriétés hémolytiques.
La culture sur milieux glucosés et parfois sur milieux saccharosés est le seul moyen qui permette d'effectuer le diagnostic de bacille diphtérique avec sûreté; à cet égard, l'emploi du milieu horizon est avantageux, car il cons-
titue à la fois un milieu d'isolement et d'identification; il faut l’employer en suivant certaines recommandations : prélèvements soignés, ensemencements à l’anse de platine triangulaire et emploi de milieu horizon en boîtes de Pétri,
à l'exclusion de tout autre vase de culture.
La légitimité de son emploi est suffisamment établie par l'usage qui en a été fait aux armées par nous depuis mai 1917 jusqu'à la fin de la guerre et par d'étude comparative d’un certain nombre de bacilles d'origines diverses (97 bacilles de Lôffler, 93 bacilles d'Hofmann et 19 corynebacterium cutis).
Le diagnostic se fera, suivant les cas, de la façon sui-
varie :
a) Dans les cas d’angines, ensemencer l’exsudat buccopharyngé sur une boîte de milieu horizon ordinaire (glucosé); étant donmée Ja rareté du corymebacterium cuis dans ce:cas-là (1,3 p. 1000), on peut poser le diagnostic ferme de bacille diphtérique lorsqu'on trouve ‘des colonies rouges qui, examinées au microscope, après coloration au'Gram, font voir des bacilles avant les caractères
du bacille diphtérique,
b) Lorsqu'il s’agit de la recherche de porteurs, on pourra employer uné boîte de milieu horizon ordinaire (glucosé) pour deux sujets, en traçant un diamètre avec un crayon gras sur le fond de la boîte; dans ce cas, ne pas s'occuper non plus du diagnostic différentiel avec le corynebacterium cutis dont la présence est infiniment peu
probable et opérer comme dans le cas d’une angine.
c) Lorsqu'il s’agit d’une autre localisation que la gorge (dépendances du tégument cutané, œil, plaie, etc.), on peut employer deux procédés :
L'un rapide consistant à ensemencer simultanément deux boîtes de milieu, l’une glucosée et l’autre saccharosée; la présence de colonies rouges dans les deux boîtes renfermant des bacilles ayant les caractères du bacille diphtérique indique qu’il s’agit du corynebacterium cutis; s’il n’y a des colonies rouges que sur la boîte glu-
cosée, dans ce cas, on a affaire à du bacille diphtérique.
Le second procédé, moins rapide, consiste à pratiquer un premier ensemencement sur boîte de milieu horizon glucosé et à passer les colonies suspectes sur du milieu saccharosé.
On le voit, le diagnostic du bacille de la diphtérie est devenu facile et sûr; CG. W. Broers ne serait donc plus fondé à écrire maintenant, comme il le fit en 1915 : « En lisant ces lignes, on peut avoir l’impression que le diagnostic bactériologique dela diphtérie est un travail à faire désespérer, »
Vu, le Doyen : Vu, le Président :