IT. PARALYSIES DE L’INTESTIN
Nous empruntons ce qui suit à M. Henrot (2) :
«Le rôle de l'intestin, qui est pourvu d’un plan muscu. . laire dans toute son étendue, ne doit donc pas être considéré dans l’état morbide comme un organe passif qui se contente de subir les conditions mécaniques qui lui sont imposées par un organe voisin, ou par l'introduction dans son intérieur d’un corps étranger. » |
« Il vit de la mème façon que les autres muscles, et, comme eux, il peut se paralyser, soit que son tissu contractile ait subi une modification anatomique qui rende cette contraction impossible ou incomplèté, soit que celui-ei
(4) Axenfeld, Névroses, dans Eléments de Pafhoiogie de A.F, Requin (2) Loc. cit., p 89.
subisse une action réflexe paralysante qui lui vient d’un organe voisin, soit enfin, que la paralysie tienne à une affection du centre cérébro spinal. »
De ces lignes qui sont la conclusion d’un grand nombre d’observationscliniques savamment discutées ilrésulte qu’on peut diviser les faux étranglements paralytiques de l’intestin en trois classes bien distinctes.
I. — Paralysies de l'intestin produites par une altération de la tunique musculaire.
Elles sont le plus souvent consécutives à une inflammation suraiguë du péritoine (péritonite par perforation de la vésicule ou de l’appendice cæcal, plus rarement spontanée), moins fréquemment à une congestion ou à un engouement
de ces tuniques.
Il. — Paralysies de l'intestin produites par une action réflexe paralysante. ù
Les symptômes d’occlusion y sont causés soit par des maladies d’organes étrangers au tube digestif (étranglement du testicule, de l’ovaire, de la vessie, tumeurs de laine), soit par des affections des dépendances de ce tube,sans qu’on puisse cependant invoquer de cause mécanique (hernies de l’appendice cæcal, hernies graisseuses de la ligne
blanche et de l’ombilic).