XVIII PREFACE
sages, et s'en allaient doux comme des agneaux aprè^ être venus à elle fiers comme des lions et menaçants comme des loups '. » Combien alors se mettaient à son école en la suppliant non seulement d'éclairer et de nourrir leur pensée, mais encore et surtout de régler leur vie.
Ce caractère de sa science est surtout manifeste dans ce Livre qu'elle dicta elle-même, alors que son esprit ravi en Dieu, se mirait, suivant son expression, dans la Vérité éternelle et s'alimentait à ce foyer de toute lumière.
Dans l'Avertissement au lecteur qu'il a placé en tête de sa traduction française -, le P. Louis Chardon, tout en appelant le Dialogue « un ouvrage de Dieu vivant inspiré à sainte Cath(?rine de Sienne » relate cependant (( qu'elle l'a dicté e?i sortant de ses extases ». Deux fois il produit cette affirmation. Il reconnaît ".l'infusion surnaturelle des lumières divines » qui font l'entretien délicieux où l'intelligence, « en peu de temps, comprend plus de vérités qu'elle en saurait apprendre en plusieurs années d'études ^k C'est « dans les colloques de cette nature que sainte Catherine a étudié toutes les leçons ravissantes du Père »; mais, ajoute-t-il encore : « Elle les prononçait verbalement en sortant de ses extases^. »
Il est manifeste que ce détail n'est qu'un accident de