‹ Le diamantChapitre 12 sur 42 · SCENE Vil · texte numérisé non relu

SCENE Vil

AMÉLIE, GUSTAVE, HELDINGER.

GUSTAVE, avançant.

Est tout à fait du même avis que votre miroir, aimable Amélie !

AMÉLIE

Savez-vous , monsieur le comte , que c'est bien indiscret d'entrer ainsi sans se faire annoncer... on se croit seule...

GUSTAVE

C'est monsieur votre père qui l'a voulu, mademoiselle... Je suis sûr, me disait-il, que mon Amélie s'occupe de vous en ce moment.

UELDIXGER.

Etjeneme trompais pas... car, en s'occupant de sa parure... à qui songcrail-cllc... si ce n'esta l'époux que son père lui donne... et qu'elle ne refuse pas...

AMÉLIE . avec grâce.

Pouvais-je ne pas approuver le choix que vous aviez fait!...

GUSTAVE

Mon bonheur passe mes es|)érances, je me sens si peu digne de tant de perfections...

HELDINGER.

Eh bien!... ne vous avais-je pas dit que vous plairiez à la fille... comme vous aviez déjà charmé le père... et, dès notre première entrevue...

Je n'oublierai jamais, monsieur, avec quelle bonté et quel empressement vous me fîtes des offres de services... si généreuses , à moi , pauvre voyageur , que vous ne connaissiez pas encore... et qui, après un long pèlerinage...

HELDINGEn.

Les gens tels que vous, monsieur le comte, ont toujours quelque chose qui prévient en leur faveur. . . pouvais-je laisser d'ailleurs un compatriote dans l'embarras... quand on a ma fortune... Le croiraistu !... mon enfant, M. le comte arrivait à pied du fond de l'Asie... et manquait absolument de tout! n'ayant pu recevoir aucune lettre de sa famille... lorsque je le rencontrai dans un café de Constanti-

iiople. 11 m'adressa la parole pourine demaniler la demeure du consul autrichien; mon nom bien connu, ma qualité de banquier lui inspirèrent assez de conliance pour me découvrir le ïecrctde sa forlunc... moi , lu me connais , j'aime a obliger... je l'emmenai dans l'hôtel où j'étais logé , et lui offris de le conduire, dans ma voiture, jusqu'à Prcsbourg où il voulait aller...

GUSTAVE

OfTres que j'acceptai avec la plus vive reconnaissance... j'étais si impatient de revoir l'Allemagne !

AMIiLlE.

Oh 1 poursuivez, n)on père?...

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