‹ Le diamantChapitre 14 sur 42 · U> VALET · texte numérisé non relu

U> VALET

Une lettre confidentielle pour monsieur.

UELDINGER.

Donnez. (Le valet sort.) Un billet anonyme... (Il lit. « Un homme que vous avez obligé , vous donne » avis que l'ordre est arrivé de la banque de Mu- » nich , devons poursuivre , même par corps, si » vous ne payez dans huit jours les six cent mille «florins que vous devez au gouvernement! » (A part.) Huit jours... je suis tranquille... le diamant de mon gendre va tout réparer!... (Haut à Gustave.) Ah! ça, mon cher, vous savez nos conventions... Vous achetez la terre que nous venons de visiter, el qui vous confirmera le titre de comte que je vous ai donné... non pas pour moi , je n'ai pas d8 préjugés!... mais , ma GUe... vous concevez... elle avait toujours rêvé qu'elle serait baronne ou comtesse.

GUSTAVE

J'ai dû ne pas vous cacher que j'ai travaillé comme simple apprenti, dans une maison de joaillerie de Vienne... mais le désir de M"'' ileldiiigcr s'accorde avec le mien... Être riche, puissant!... c'était, depuis trois ans, mon unique vœu , mon unique pensée... non par une sotte vanité, mais par un sentiment que vous concevrez sans peine... Un de mes oncles... pasteur de village, m'avait fait élever à l'Université d'Iéna... Je m'étais lié avec les jeunes gens de mon âge , et je croyais avoir beaucoup d'amis... mon oncle mourut, et je quittai l'Université pour apprendre a Vienne un modeste état. Le hasard me lit souvent rencontrer mes amis de collège... mais, j'étais pauvre... ils étaient riches... et , l'un après l'autre , ils me firent souffrir l'humiliation publique de leurs dédains... L'un affectait de ne pas me reconnaître... l'autre rougissait de tendre la main à un ouvrier... EnGii , pour mettre le comble a tant d'outrages, l'un d'eux... celui (Hte j'avais le plus aimé, le comte Hector de Po-

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