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couramment employées comme la benzine, le pétrole, le xylol, peuvent donner des résultats analogues, mais le D. D. T. possède une propriété qui lui est particulière : il est le seul capable de prévenir une nouvelle infestation, pour peu de temps il est vrai, mais suffisament pour permettre à un chasseur de conduire son chien dans une région infestée, sans risquer de le voir parasité au cours d’une partie de chasse précédée d’un traitement préventif. De plus, les produits indiqués sont justement de très bons solvants du D. D. T., nous conseillons donc, dans la pratique, l'emploi de solutions à 2 % au moins, de D. D. T. dans le pétrole, la benzine ou le xylol. Maïs pour les raisons citées plus haut, il ne saurait à lui seul éviter les maladies déjà signalées dont les tiques sont les vecteurs, ce qui n’est heureusement pas la règle générale dans nos pays tem-
pérés.
b) Sarcoptidés: — Nous avons pensé qu'il serait intéressant d'essayer le Dichloro-Diphényl-Trichloréthane sur les sarcoptidés responsables de lésions cutanées si familières aux vétérinaires. Nos recher-
ches ont été faites in-vitro et in-vivo.
1° RECHERCHE DU POUVOIR ACARICIDE ën-vitro.
Les expériences du Professeur HENRY ayant démontré que l’action acaricide des agents chimiques est à peu près identique quels que soient les sarcoptidés utilisés, nous avons adopté, pour nos essais in-vitro les psoroptes équi variété cuniculi, agents de
la gale des oreilles du lapin, espèce la plus facile à
DEA ARE nn S À ; | NEA * se procurer et à utiliser. Sa taille est, en effet, relativement importante et il est aisé de le récolter en abondance. au
La technique suivie fut inspirée de celles des Professeurs NEUMANN, HENRY et GUILHON. Les acariens, traités au moyen de solutions ‘alcooliques de concentrations différentes, et des témoins, furent suivis les temps nécessaires à la loupe binoculaire.
Essais à 15-17°. — Dans une première expérience - nous avons placé de trois à quatre psoroptes sur des lames de microscope et avons laissé tomber respec- tivement sur chacune de déux à trois gouttes de s0lutions de D. D. T. à 1 %, 2 %.et 4 %. Sur une autre lame, nous avosn laissé tomber une goutte d’eau et sur une autre une goutte de l’alcool qui nous a servi de solvant. Les plaques sont toujours, restées à la température du laboratoire (15-17°).
Nous avons observé. une. phase d’excitation qui .suit de près le premier contact, puis retour au calme et paralysie progressive jusqu’à l’absence de tout mouvement, qui coïncide avec une complète déshydratation. Le tableau suivant précise la succession
dans le temps de ces diverses phases.
Disparition | Début de Maximum |Retour à la| Arrêt total | totale des | l'excitation d’excitation normale des | mouvements
\ déplacements des pattes RSC 2 nr, 23. m. 2 h. 45 Heat 25 h.
2 D | 8 m. 20m, He 2 "hi #a0 ten. 24 N.
Hp À 3 m. 12 m. 1 h. 50 | 4 h. 30 Ÿ 21h.
Témoin | | 38 h.
Alcool | | 28 h.
Pour faire la part du produit actif ét celle du sol-
vant, les parasites étaient placés sur une nouvelle plaque où ils baignaient dans un miliéu huileux. Les parasites témoins et ceux traités à l’alcool reprirent aussitôt des mouvements des membres qu’il
conservèrent une heure environ, quelques-uns parmi .
‘eux, traités aux solutions 1 % et 2 % nous firent la même surprise. Mais aucun de ceux qui avaient reçu de la solution à 4 1/2 % ne redonna signe de vie.
Dans un nouvel essai, nous employâmes seulement la solution à 1 % mais répétée en trois fois: dès que. le solvant était évaporé, nous laissions tomber une nouvelle goutte de solution; l’arrêt de tout mouvement ne se produisit pas plus tôt, mais aucun parasite ne revint à la vie au contact d’une goutte
d'huile:
A 30° : Nous plaçâmes ensuite les psoroptes sur
des plaques sortant de l’étuve à 30° et ayant reçu:
deux à trois gouttes de solution à la même température. Les plaques furent aussitôt remises à l’étuve et sorties quelques secondes seulement, au moment de rapides examens. De telle façon que les acariens étaient placés dans des conditions de températures proches de celles où ils se développent normalement sur les téguments animaux. Les mêmes phases que précédemment furent observées mais à une allure bien plus rapide; la mort réelle fut obtenue :
Pour la solution à 1 % : en 2 h. 21.
Pour la solution à 2 % : en 2 h. 10.
Pour la solution à 4 1/2 % : en 1 h. 58.
El \
Placés en milieu huileux, aucun parasite ne sur-
vécut. | Si suivant l’expression du Professeur HENRY, « Le pouvoir acaricide d’une substance est inversément proportionnel, au temps nécessaire à provoquer la mort du parasite », les résultats obtenus par le Professeur GUILHON à la même température de 30° avec différents produits utilisés sur les psoroptes
Crésyl pur : 2 minutes; ù Crésyl en émulsion huileuse à 10 % : 8 minutes; Benzoate de benzyle : 6 minutes:
Fleur de soufre : plus de 48 heures:
: Terpinéol en émulsions acqueuses : à 10 %, 5 minutes; à 20 %, 10 minutes, montrent clairement que si le D. D. T. possède des propriétés acaricides, il est loin toutefois d’être notre meilleur instrument dans ce sens. Fer En conclusion, nous pouvons noter, pour ce qui
est de la destruction des sarcoptidés par le D. D. T.: 1° Effet très lent et peu sûr pour les solutions à Bet 2: %o:
2° Efficacité plus nette à 4 1/2 %; 3° Meilleur résultat à la température de 30°; 4° Le solvant alcool n’est pas un acaricide;
5° Avec solvant volatil comnie l’alcool, plusieurs applications répétées avec des solutions faibles sont aussi efficaces qu’une seule application d’une solu-
tion concentrée, la question étant de mettre le para-
si ne
site en contact avec une quantité suffisante de produit pur. |
Les conditions de laboratoire sont évidemment différentes de telles que le tégument cutané avec ses poils, ses croûtes et ses squames offre aux parasites; . mais, des essais pratiqués dans de telles conditions, permettent toutefois de se faire une idée des résultats que l’on pourra attendre de l’utilisation du produit, étudié dans les conditions de thérapeutique
pratique. :
2° EXPÉRIMENTATION in-vivo.
Gale sarcoptique. — Dans le traitement de la gale sarcoptique, nous avons opéré de la façon suivante. Une première série d’applications dont les conditions sont précisées dans nos observations, fut faite à raison de une par jour pendant trois jours, après quoi l’animal était laissé en observaiton pendant une période de 6 à 12 jours, suivant l’évolution des symptômes. Cette interruption était motivée pardeux raisons : prévenir tout accident toxique et attendre pour une nouvelle série dé traitements, la sortie à la surface des téguments des parasites adultes. ou non, non atteints la première fois au fond
des galeries épidermiques.
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