OBSERVATION XI
Chat de race commune tigré, âgé de un an,
à M" V..., de Toulouse.
Ji présente depuis deux mois des symptômes d’otacariase que confirme un examen microscopique du cérumen. :
Il est présenté le 7 décembre à la clinique de Parasitologie de l’Ecole de Toulouse et le traitement est entrepris aussitôt : nettoyage à l’alcool, instilla-
tion de quelques gouttes de solution, de D. pt 4 %. :
Le 9.: Même traitement.
Le 10 : Même traitement.
Le 11 : Même traitement, un prélèvement de cé-
rumen effectué au fond de chaque conduit auditif
ne contient aucun parasite; le prurit a diminué: l’animal est laissé en observation jusqu’au 18 décembre où les symptômes ont repris de leur intensité, mais l’examen microscopique reste toujours négatif. Le traitement est repris.
Le 19: Aucun changement; le traitement est poursuivi.
Le 20 : Idem.
LCA
| - sible il s'agissait bien. % otacariase. Dane d autres. cas M. où. bien que tous les symptômes existent, les otodec: tes n’ont jamais pu être mis en évidence avant le. traitement, aucun résultat ne fut obtenu (IX et X): Parfois, des ‘examens microscopiques minutieux ré- - vèlaient des parasites avant le traitement, que l’on ne retrouvait plus après quelques jours d’ instillations, sans qu'aucune amélioration n° apparaisse
dans le tableau clinique CR) ES HN re
Nous en avons conclu que dans ces cas, où Pal: fection était en général prise à une période assez avancée, nous nous trouvions en présence de lésions qui persistaient et pouvaient même s’aggraver après l'élimination du parasite, sous l’action d’un produit
à propriétés strictement acaricides, comme le D.D.T. ou le benzoate de benzyle.
Il est d’ailleurs à remarquer que la glycérine 10dée qui donne des résultats à peu près constants dans l’otacariase, joint aux propriétés antiseptiques de l’iode, les qualités émollientes de la glycérine qui a une action bienfaisante sur la muqueuse irritée du
conduit auditif.
Donc, bien qu’efficace dans certains cas contre. l’otacariase, le D. D. T. n’est pas un moyen sûr et # effet constant contre cette affection où il ne suffit pas de tuer le parasite, qui laisse après des lésions
‘que parfois seul un topique spécifique peut guérir.
c) Démodécidés. — Lorsque nous avons entrepris des essais sur la démodécie du chien, nous n’ignorions pas la-ténacité de cette affection. Toutefois, dans le but de savoir exactement ce que nous pouvions attendre du D. D. T. sur des lésions où tou-. tes les médications se révèlent peu efficaces, nous avons rassemblé toutes les chances de succès et pratiqué de nombreuses frictions très énergiques de solution à 4 %, suivies, dans l’Observation n° XIV de
massages avec une pommade à 3,3 %.