‹ Le Dichloro-Diphényl-Trichlorométhyl-méthane: Son utilisation en Médecine VétérinaireChapitre 35 sur 39 · MOUCHES PROPREMENT DITES ET STOMOXYIDÉS · texte numérisé non relu

MOUCHES PROPREMENT DITES ET STOMOXYIDÉS

— Nous avons vue la toxicité du D. D. T. pour les mouches en général. Il apparaît donc rationnel de Putiliser pour combattre celles qui incommodent les. animaux domestiques et dont certaines leur inoculent diverses Trypanosomoses.

LEcc signale les bons résultats obtenus dans la destruction des mouches du buffle en Australie, dans des troupeaux où chaque animal portait de 200 à 2.000 insectes, au moyen de pulvérisations contenant 4 % de D. D. T.

Lyperosia irritans ou mouche des cornes, vit dans les pâturages en Europe, en Afrique et en Amérique septentrionale. Ses larves se trouvent dans les bouses, l’insecte adulte se pose par groupes à la base des cornes avant de piquer les animaux qu’elle importune considérablement. ORNDUrFF décrit de vastes expériences conduites au Kansas, sur 6.000 bœufs, dans 30 fermes, avee des pulvérisations Es haute pression, d’émulsions à 0,2 % de D. D. T. Il fut estimé que les animaux traités gagnèrent 50 kilos pendant la saison de pâturage qui suivit le trai-

tement.

MERE ae de us nes avec les :

| mes procédés contre \ mouche des cornes au ons De ni il signale, en outre, que le D: D. F. ne s’est pas ré- Val efficace contre les « grosses mouches du che- 4

. val» dont l'espèce n’est pas précisée. Li ù

HYPODERMOSE BOVINE. re Éinond SERGENT et

Etienne SERGENT de l’Institut ‘Pasteur d'Algér,; CRE sont intéressés à la lutte, par le D. D. T., contre Phys podermose bovine. ie ; Ve

: Une première expérience de laboratite: porta sur | trois veaux de même âge, de même provenance et

porteurs de varrons. Ces animaux furent d’ abord

tondus.

Heïvean nl (36 varrons) fut. frictionné deux

fois à cinq semaines d'intervalle avec une solution de D.D.T. à 5 % dans le pétrole. On employa la dose de 200 em° de solution par 100 kilos de poids vif. Pour le veau n° 2 (24 varrons) on employa de la

même façon du pétrole pur. Le veau n° 3 (14 var-

rons) servit de témoin.

Le tableau suivant traduit les résultats obtenus :

Veau RME CD ND CL) Veau n° 2 (pétrole) Veau témoin . Onctions | -Nombre Onctions Nombre Nombre AUD D ET de varrons au pétrole de varrons |! de varrons / ire onction 36 1re onction O4 EE 14 36 Début Début des sorties des sorties 2° onction 300: 2MONCHON 6 | n 3 Début 0 3 des sorties e 0 Q

En somme, pas plus que le pétrole pur, le D. D.T. n’a donné de bons résultats.

Une deuxième expérience, dans le bled, a porté sur trois animaux de deux ans portant chacun vingt

varrons.

Le veau n° 1, non tondu, fut traité deux fois un mois d'intervalle avec une solution de D. D: T. à 5 % dans le pétrole, appliquée sur les orifices des tumeurs à varrons et étendue avec une brosse. Les deux autres servaient de témoins. ”

Résultat :

- Veau n° 1 Veau n° 2 | Veau n° 3 En EUX sc Er Nombre Nombre Nombre Onctions de varrons de varrons | de varrons Le 27-12-45 ire onction 20 20 20 Le 31-1-46 2° onction 19 ‘ Le 25-2-46 Tumeurs - Tumeurs Tumeurs affaissées bien bien saillantes' saillantes Le 20-3-45 Début Début: Début des sorties des sorties des sorties Le 3-4-46 0 Le 10-4-46 5 2 Le 6-5-46 0 0

Les sorties se sont opérées plutôt chez l’animal traité. Il fut débarrassé un mois avant les autres. Les auteurs de ces expériences ne jugent pas ces résultats suffisants poùr motiver l’indieation du D.D.T. dans l’évarronnage. |

Nous nous permettrons cependant de faire une remarque. Les résultats de la deuxième série d’expériences montrent tout de même que le D. D. T.

n’est pas sans actidn sur les larves d’hypoderme,

que l’on unes lorsqu’ elles ne sont. pas encore sor- NN ties, selon l'expression même des auteurs : < Des-

séchées, encore engagées dans l’orifice de À tumeur et sans pus. » Les tumeurs étant affaissées, à une époque où elles sont encore bien saillantes chez les

animaux témoins. vi

Mais l’orifice dela tumeur par lequel la larve res-

pire, est-il de dimensions suffisantes pour permettre à une quantité indispensable de solution d’entrer en contact avec le parasite lors d’un traitement par friction superficielle ?, Aussi y aurait-il peut-être quel-

que intérêt à essayer des injections de quelques gout- : tes de solution au sein de chaque nodule, opération

qui serait aussi rapide, plus économique et probablement plus efficace que le procédé usité jusqu'ici. Nous regrettons de n’avoir pu disposer d’un sujet

nous permettant ce modeste essai.

MELoPpHAGOSE pu MourTon. — « The Zoélogical

division field stations » entreprit, en 1944, en même

‘temps, au Colorado et à New Mexico, des essais du D. D. T. sous forme de bains pour la destruction de Melophagus ovinus, insecte pupipare, qui vit dans la toison du mouton où il se reproduit et détermine un vif prurit et un amaigrissement marqué.

Les animaux infestés étaient immergés dans une suspension aqueuse, fout Juste assez longtemps pour permettre au liquide d’imprégner la laine.

Le premier essai eut lieu dans une ferme possédant un troupeau de 408 ovins modérément infestés

que lon divisa en trois lots égaux.

CA SRE à

RTS à ET

Le premier lot fut traité par une suspensiun à 0,25 % de D. D. T.

Le deuxième lot fut traité par une suspension à

0,5 % de D. D.T.

Le troisième lot fut traité te une suspension à 1 % de D. D. T. é. di

Dans le deuxième essai, le premier lot fut traité par une suspension à 0,1 %, le deuxième lot une suspension à 0,25 % et le troisième 0,5 %.

On procéda par la suite à un certain nombre d'examens sur des animaux pris au hasard parmis les traités des deux troupeaux.

Vingt-quatre heures après, on trouva beaucoup : de mélophages morts sur les moutons et quelques rares parasites vivants peu actifs nouvellement éclos

Huit jours après, aucun mélophage ne fut trouvé.

Le quatorzième jour après, des parasites nouvellement éclos furent trouvés dans les trois lots du deuxième essai. Par la suite, aucun parasite vivant ne fut trouvé dans aucun troupeau, malgré des examens répétés pendant une période de 90 jours.

Donc, les jeunés continuèrent à éclore des pupes restant dans l4 toison pendant une période ‘d’au moins quatorze jours après le bain et non détruites par le‘D: DT

Mais ils succombaient au D. D. T. qui imprégnait

encore les téguments.

Taons. — L'Ecole d'Agriculture du Collège universitaire de Bangor (Pays de Galles) réalisa en

1944 et 45 des essais dans lé but de préserver les

}) NE à \

moutons contre les taons au moyen du D. D. T. Les résultats furent satisfaisants et, après une Immersion de 30 à 60 secondes des animaux recouverts de leur

toison, dans une émulsion de D. D. T., les animaux ‘étaient débarrassés de ces insectes et en étaient pré-

servés pour cinq semaines.

Poux Er Puces. — Les poux et les puces ne cons-

tituent pas à proprement parler un grave danger

pour les animaux domestiques. Qu'ils soient pr.

queurs ou broyéurs, hématophages ou mallophages, les troubles occasionnés chez leurs hôtes, à quelques variantes près, se réduisent toujours au tableau clinique suivant : |

.* Prurit plus ou moins intense suivant les espèces

avéc ses conséquences : irritation des téguments, ex-

coriations, desquamations, dépilations, complica-

tions eczémateuses. Îl est toutefois une conséquence de ce prurit qui peut présenter du point de vue économique, de graves inconvénients : c’est que les animaux, tourmentés jour et nuit, voient leur repos compromis et dépérissent; de plus, certaines espèces de puces transmettent, fréquemment même dans nos régions, Dipylidium caninum, cestode parasite ‘banal de l'intestin du chien, trouvé parfois chez l’homme, l’enfant surtout.

Dans ia destruction de ces parasites, le D. D. T. a fait ses preuves. La rareté du pyrèthre et de ses dérivés au cours de ces dernières années et les résultats reconnus au nouveau produit de synthèse,

qui, bien que moins sensationnel que ne l’ont voulu

ie

certains auteurs, sont cependant suffisants pour permettre d'envisager la disparition des insecticides d’origine végétale, sont à l’origine de là généralisation de son emploi. %

Le Professeur GUILHON a réalisé, in-vitro, des essais comparatifs d’un grand intérêt : des poux prélevés sur des chiens, des chats ou des enfants furent mis par lots de 10 dans des verres concaves où ils furent recouvert de diverses poudres insecticides.

Les puces, à cause de leur mobilité, furent traitées dans des tubes de verre. -

Des essais furent conduits à la température du laboratoire, soit 17 à-25 degrés, d’autres dans une am-

biance thermique de 32° voisine de celle des tégu- ‘

ments sur lesquels vivent normalement les parasites.

L'immobilité complète et persistante, contrôlée au microscope après réchauffement des insectes, dont on avait déjà observé l’inertie à l’œ1l nu, était retente comme le critère de la mort. Les temps de survie, c’est-à-dire le laps de temps séparant le moment du contact avec l’insecticide de celui de la mort, ont permis d'établir pour ce qui nous intéresse les tableaux suivants :

ÉD ee LS

-. A la température du laboratoire :

L RE a = a ao Ê ® 8-È SA Et RO 5 CO = NE Se h 25 So € + ie An ASS.) SES re 8, RP £ n RE (8888) ue | fes |9828 S.

— ‘ © = | © a 2 GT © Ces Ô Te gels. ss 262 | 5e eur S # Ë 2 Ë 2 po 08 Ai EE ES © DD AT 20 h. 45 h 39 h 34 h. 26 h HSSUh.

: Hexachloro- 1e Y cyclohexane | 12h 33 h. 2h, 24 h. 6 h. 21 h.

«Poudre vé- 2200; 234: 5=<h: 4 h. 5 h. + :12°N gétale. roté- c ; nonée Témoins 38 h. 95 h: 85 h. 65 h. 40 h.

. AGE 5 2 6 à , SLÉAST AR <. x > =

122, pour Trichodectes canis : D. D. T. : 11 h.; Héxachloro-cyclohexane : 7 h. 40; Poudre végétale:

1 h. 40; Témoins : 56 heures.

Le syndrome toxique relevé che les poux au cours de ces expériences fut le même avec les différents insecticides employés :

Apparition rapide d’une phase d’excitation très nette surtout à 32° qui se calme lentement; la paralysie s’installe progressivement et, avant la mort, seules les pattes et les antennes sont animées pendant plusieurs heures de vibrations spasmodiques. Avec les. insecticides de synthèse les poux brunissent et apparaissent desséchés très rapidement après la mort. Les conclusions a tirer de ces résultats sont les suivantes : d’une façon générale, et pour tous les

insecticides employés, sauf le roténone, les poux de

és l’homme et les puces du chien sont plus rapidement

détruits que les poux des animaux, en particulier les poux hématophages. Il est, de plus, heureux de constater qu’à la température des téguments, les parasites sont nettement plus sensibles qu’à la température du laboratoire; pour Trichodectes canis: quatre fois plus. }

Quant au D. D. T., son action apparaît dans l’ensemble moins précoce et moins brutale que les autres produits expérimentés, spécialement pour les puces du chien; mais son pouvoir n’en est pas moins réel. :

Dans les conditions pratiques d’expérimentation, TELFORT qui l’a utilisé dans la destruction de Goniodes dissimilis (pou de la poule), en poudre de 0,5 à 4 % le prétend aussi efficace que le fluorure de sodium. 7

BaBcock a employé avec succès des émulsions de D. D. T. à 0,3 % en bains contre Trichodectes caprae (pou de la chèvre).

SCHNEIDER signale que des chevaux furent libérés de tous leurs poux et lentes en 22 jours par 150 à 300 grammes de Néocidol.

Des essais de grande envergure ont été réalisés en Amérique dans le Southwest sur le pou du porc : Haematopinus suis, sur des porcs Berkshire et Duroc à infestation massive et ancienne. Le travail fut entrepris dans les conditions normales de la ferme, avec en plus des conditions d’isolement rigoureux des animaux une fois traités. Trois expériences dif-

férentes. furent conduites au cours desquelles trois

lots différents d'animaux Larett traités une fois ee ‘lement au D. D. T. dans des émulsions d'huile minérale et d’eau. st D Lo ae :

Dans le premier essai une truie et ses sept porcelets, tous fortement infestés, furent largement vaporisés au moyen d’une pompe à haute pression et de l’émulsion suivante :

D. D. T..: 1 %: Benzol : 0,3 %; Pétrole raffiné 1 %; Huile de pétrole émulsifiable : 1 ; Savon : 0,25 % ; Eau : Q. S. pour compléter à 100 %.

Le parc fut nettoyé aussi bien que possible, mais les animaux ne pouvant être enlevés, le sol ne put

être lavé. Quelques heures après le traitement, tous les poux étaient morts; mais vingt jours après, une grande quantité de parasites vivants se trouvait de nouveau sur les animaux.

Dans le deuxième essai, on traita une nouvelle truie et ses sept porcelets au moyen de l’émulsion suivante :

D. D. T.: 0,5 %; Benzol : 1,5 %; Pétrole raffiné : 1 %; Huile de pétrole émulsifiable : 1 %; eau : Q.S. %.

Après le traitement, ces animaux furent envoyés dans un enclos neuf, spécialement préparé et désinfecté. Quelques heures après, tous les poux étaient morts. La deuxième et quatrième semaine après, les animaux ne portaient toujours pas de parasites. La huitième semaine, deux des pores traités furent res- ‘pectivement trouvés porteur d’un pou, adulte vivant.

L’essai n° 3 porta sur un troupeau de 300 porcs

eng © Pen

de tous âges, fortement infestés, qui furent baignés

__ dans une cuve contenant la préparation suivante :

D. D. T. : 0,75 ; Benzol : 1,58 %; Pétrole raffiné : 3 Po ; Savon : 0,21 %; Eau : Q. S. %.

. Les animaux furent forcés de rester sous la surface de l’eau à plusieurs reprises et assez longtemps pour assurer la pénétration de l’émulsion. Après le bain, le liquide fut recueilli ét pulvérisé dans l’en-

ne

clos et ses abords. ; ;

Quelques heures après, l’examen d’un grand nombre d’animaux ne permit de déceler aucun insecte vivant. Les soies d’un certain nombre d’animaux furent alors rasées et avec les lentes qui y étaient fixées, envoyées dans un laboratoire.

Dans des boîtes de Pétri maintenues à 70° F., l’éclosion des insectes provenant des lentes commença le jour qui suivit le prélèvement et se poursuivit pendant dix-huit jours. Des examens des pores baignés furent fait les huitième, trente-cinquième, quaranteneuvième, soixante-neuvième, cent-cinquième, centvingt-troisième jours après le traitement. Jamais aucun insecte ne fut trouvé à un stade quelconque de son développement.

Il est indispensable de connaître le rôle des produits auxquels ont incorpora le D. D. T. dans ces opérations, aussi étonnantes par leur efficacité, que par l’ampleur des grands moyens d’expérimentation devant lesquels ne reculent pas les Américains.

Les huiles ont pour rôle de faciliter l’émulsion et d’assurer l’adhésion de la solution Benzol-D. D. T.

sur la peau et les poils. L'huile lourde de pétrole

des essais 1 et 2 n’a présenté aucune supériorité sur

une. huile légère comme le pétrole raffiné.

Du point de vue du procédé, les pulvérisations à

hauie pression qui sont acceptables lorsqu'on se pro= pose de traiter un petit nombre d'animaux sont toutefois un moyen moins sûr que les bains, car elles permettent difficilement d’assurer une action insecticide sur toute l’étendue du corps de tous les animaux d’un troupeau. ÿ

Il apparaît en outre que la peau et les poils sont mieux imprégnés par le bain malgré la haute pression du jet à pulvérisation; en effet, dans les deux premiers essais, une partie des jeunes insectes éclos après le traitemen®a pu se développer. Par contre, dans le troisième, où la quantité de produit actif déposée sur les téguments a été suffisante, si les lentes n’ont pas été tuées non plus, ainsi que le prouvent les examens au laboratoire, l’effet résiduel du D. D. T. a cependant pu se manifester, et à mesure de leur éclosion, tous les jeunes poux, sans exception, ont été détruits par le simple contact avec la peau. |

Il°est à remarquer qu'aucun symptôme toxique n’a été relevé. LA

Ces résultats constituent un indéniable progrès exclusivement lié à l’effet résiduel par rapport aux autres moyens susceptibles d’être utilisés dans l’infestation de troupeaux où Haematopinus suis compromet tout au long de l’année l’engraissement des pores. L'utilisation d’huiles lourdes, émulsions de

créosote ou de produits à base de roténone en bains

ou pulvérisations, permet de détruire plus brutalement qu’au D. D. T. les poux adultes, mais le trajtement doit être repris 2 ou 3 fois à intervalles voulus car ces produits n’ont aucun effet résiduel. Il est donc difficile et onéreux d’arriver par leurs moyens à un résultat total et surtout définitif.

Pour notre part, estimant superflu de citer des observations personnelles tendant à démontrer une fois de plus l'efficacité du D. D. T. sur les différentes variétés de poux et de puces des animaux domestiques, nous nous bornerons à tirer quelques conclusions d’ordre pratique, des faits que nous signalons et d’une certaine expérience que nous a valu l’emploi du D. D. T. sur une trentaine de chats ou chiens

atteints de phtiriase. Le D. D. T. est efficace dans la destruction des poux et des puces de tous les animaux domestiques. Il agit sur eux de façon sûre, mais moin rapide que la plupart des produits couramment employés (pyrèthre, roténone).

Son effet résiduel lui donne une nette supériorité sur les insecticides utilisés jusqu’à ce jour d’origine végétale ou minérale. Sa vulgarisation permet de se le procurer facilement de façon peu onéreuse. Sa toxicité est nulle dans les conditions normales de l’emploi. Du pomt de vue du mode d’application, le bain est le procédé à employer pour le traitement d’un troupeau; les pulvérisations n’offrent pas un réel intérêt. Pour les animaux isolés, la forme poudre de 5 à 10 Z donne de très bons résultats, mais si la protection contre la réinfestation ne dure que

de quatre à sept jours, c’est que les animaux qui se

grattent, se lèchent ou se frottent aux objets environ-

nants, débarrassent leurs poils de l’insecticide, et

nous avons remarqué que si l’on‘prend la précau-.

Ex . PIS £ 12: 9 tion d’enduire, légèrement la surface cutanée d’un corps gras avant de frictionner énergiquement à rebrousse-poil avec la poudre, il est inutile de renou-

veler l’application, car dans ce cas le D. D. T. con-

serve un contact suffisamment prolongé avec la peau et les poils pour détruire tous les jeunes à mesure de leur éclosion. Il ne faut pas prendre pour une mani-

festation de toxicité le fait que parfois, pendant les

heures qui suivent l’emploi de la poudre — nous avons plusieurs fois constaté chez le chien porteur de puces — l’animal paraît très inquiet et surexcité: il tourne en rond et parfois même saute sur place et

est en proie à un -prurit plus violent que Jamais.

L’explication de ce phénomène est simple : il tra-

duit la réaction de l’animal à la phase d’excitation des parasites; et tout rentre dans l’ordre lorsque ceux-ci entrent dans la phase de paralysie, prélude

de leur mort.

CONCLUSION

Les services indéniables rendus par le D. D. T. aux armées alliées et la parcimonie avec laquelle il était distribué aux populations civiles pendant la guerre, placèrent les Américains dans les meilleures dispositions pour donner la plus grande place aux affirmations fantastiques des enthousiastes « G. l’s » sur l’efficacité magicienne d’un certain produit qu’ils connaissaient bien et auquel aucun

parasite gênant ne résistait.

Avec l’abondance de la production, ses applications furent multipliées à l’excès et, comme il était logique de s’y attendre, des échecs furent relevés. Des avis autorisés de prudence, envisageant [a toxicité éventuelle du D. D. T. furent alors publiés et, une fois de plus, les faits réels furent exagérés, et le plus léger inconvénient traduit en grande cala-

mité,

x 88 — : 5 Le fait est que du double point de vue de l’effi- È cacité et de la nocivité, le plus sûr des agents thérapeutiques est justement celui dont l’emploi doit être

soumis à une surveillance scientifique.

Les échos de l’opinion publique, ne doivent donc pas nous arrêter.

Selon nous : , RS

1° Le D. D. T., stable à l’égard des agents atmosphériques, possède un effet résiduel d’un grand intérêt, notamment dans la destruction des mélophages, des poux et des puces: ee

2° Il agit à des doses infimes;

» -Ilest un insecticide multivalent dont l’action. qui n’est pas foudroyante mais sûre, s’étend pratiquement à toutes les espèces. C’est ce qui fait sa supériorité ; A

4° Ses propriétés acaricides sont moins intéressantes: Actif contre les Ixodidés et certains Trombi-

didés, son effet est lent chez les Sarcoptidés, nul à l’égard des Démodécidés ;

9° [1 n’est ni insectifuge, ni acarifuge;

6° Du point de vue toxicologie, deux détails son! dignes d’intérêt : l’affinité du D. D. T. pour les lipides et le caractère cumulatif ‘de son absorption par les tissus.

Mais, dans les conditions normales de Pemploi, il n'y a absolument aucun risque d’intoxication, et il

semble que la valeur de ce nouveau collaborateur

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