SCENE IL
VILAC, M.TA.UDlF.Î,iad.TARDJF, quatre demoiseixes.
Mad. TAEDIF.
Avancez-donc, monsieur Tard if, avancez donc; vous voyez si j'avais tort de vous presser, c'est avec la plus grande peine Xc Dilettante. 4
maintenant que nous pourrons arriver aux bnreaux; il vous a fallu deux lieures pour crêper vos ailes de pigeons,., encore si elles pouvaient servir à nous faire arriver plus vite... mais vous n'en êtes pas plus léger... trois quart - d'heure pour venir de la rue Papillon...
M. TARDIF
Allez donc plus vile , quand vous avez sous le bras une petite mère si mignogne et quatre enfans à la suite.
Mad. Tj^RDiF.
Oui Monsieur , quatre enfans... il est indispensable pour l'éducation musicale de mes filles qu'elles assistent à cette brillante représentation.
M. TABDIF.
Conduire des demoiselles dans la foule... comme c'est moral.
Mad. TARDIF,
Silence, Monsieur.
M. TARDIF
Depuis que ce damné dilettante de baron de Rémival a mis les piedg chez moi, elles sont toutes devenues aussi folles que lui.
Mad. TARDIF.
Allons, monsieur Tardif, point de vaines paroles... tacbez de nous frayer un passage dans la foule; je ne vous pardonnerais jamais, si je manquais cette représentation. Je veux en parler aujourd'hui à la soirée de madame la comtesse de Clariska , où nos filles et moi sommes invitées.
M. TARDIF
Encore une jolie folle que votre comtesse.
Mad. TARDIF.
Allons, allons, ferme, poussez...
[Ici en entend une grande rumeur dans la coulisse.')
M. TARDIF
Qu'est-ce (ju'il y a donc par là bas!