‹ Le dilettante; ou, Le siège de l'Opéra; folie-vaudeville en cinq petits actes, à propos du siège de Corinth. Par MM. Theaulon, Th. Anne et GondelierChapitre 22 sur 39 · I.A COMTESSE · texte numérisé non relu

I.A COMTESSE

Oh! il arrive à cette chère amie le trait le plus piquant; son mari qui l'adore a loué une loge depuis six mois.

Mad. TARDIF.

Voilà un excellent mari.

LA COMTESSE

Elle me fait dire ce soir d'aller la prendre , je m'y rends, nous cherchons dans son secrétaire les coupons de la loge.. mais voyez si c'est avoir du malheur : son mari les a emportés dans son portefeaille à Saint-Cloud oiiil est appelé pour sou service.

LE BARON

Il y a de quoi se pendre.

Mad. TRADIF.

Que ces maris sont maladroits. !..

LE BAROX,

A Saint-Cloud dites-vous, belle comtesse ! deu^î lieues de Paris... une loge ! quelle idée... Saint-Phar est mon ami, il connaît mon écriture, il n'est que six heures, on ne commence qu'à huit.... (^11 prend son portefeuille , écrit au crayon et déchire uns page). Vilac?

VILAC.

Moussu le baron!

LE BAROK.

Dis donc, toi qui te vante d'aller déjeuner à Bordeaux et de revenir dîner à Paris... cent francs à gagner pour aller à Saint-Cloud et ra'apporter une réponse à ce billet avant huit heures.

VILAC.

Du matin?

LE BARON

Du soir, dans deux heures, quatre lieues ce n'est pas trop pour toi... la moindre bête les fait.

VILAC.

Et je les ferai aussi, moussu le baron, donnez-moi le billet, vous aurez la réjoonse à l'heure dite, sans dieu ! car je veux voir la pièce aussi, (^En disant ces, mots il se sert les reins avec un mouclioir. )

LE BARON

Ne'perd pas de temps... cours... vole! ( Vilac sort en courant. )

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