LA COMTESSE, BOL AFI
LA. COMTESSE
Minuit j>assé et pas encore de nouvelles de l'Opéra , aurat-il réussi? n'aura-t-il pas réussi.
BOLAFI.
Il aura réussi belle dame; gardez-vous d'en douter; cherché pourquoi , le Maestro par excellence, il a le privilège des réussites, pour moi qui connais i'ouvrage, qui ai même donné quelques petits conseils perle frire, je neciains qu'uneseule chose, c'est que la salle de rOj:)éia qui n'est qu'une salle provisoire ne soit pas assez àoiide pour résister à la commotion des applaudisseraens.
-"•"> LA COMTESSE
Ah! mon Dieu^ vous m'effrayez !
Air •• de Turenne.
Vous me rappelez l'aventure De ces murs jadis si fameux , S'ëcroulant pour une mesure Des trompettcis des fieis Hdbreux; De l'Opéra les voûtes sont bien faites, Et pour elles , dans ces instans , Je ne crains pas les applaudissemens ; Mais je crains beaucoup les trompettes.
LOI.AFI.
{Riant) Eh! eh! ehl... [Sérieusemeut.) Pardon, si je
change de conversation... je voudrais vi rappeler que vi m'avez promis de faire presser tn®n mariage avec la jeune et jolie filleule de notre cher baron; je brûle de tenir par quelque chose à la maison de cet excellent ami : oh! l'excellente maison! la table sur-tout.
Z.\ COMYESSE.
Ah! fort bien, je vois que vous êtes aussi un dilettante de salle à manger.
EOLAFI.
Ah ! ah ! Madame la comtesse, elle est toujours charmante^ mais j'entends du bruit.
liA COMTESSE.
Ah ! nous allons avoir des nouvelles de l'Opéra.... c'est monsieur Lavei-dière, mais quel changement dans sa coiffure.